PAKISTAN

Les agresseurs de Malala condamnés à la perpétuité

La Pakistanaise Malala Yousafzai avait réchappé in extremis en octobre 2012 à une tentative de meurtre.
La Pakistanaise Malala Yousafzai avait réchappé in extremis en octobre 2012 à une tentative de meurtre. Jonathan Nackstrand, AFP

Un tribunal pakistanais a condamné, jeudi, dix hommes à de la prison à vie pour la tentative d'assassinat en 2012 de la jeune Malala, devenue depuis l'icône mondiale du combat pour l'éducation des filles et prix Nobel de la paix.

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La prison à vie pour les agresseurs de Malala. Un tribunal antiterroriste pakistanais a lourdement condamné, jeudi 30 avril, dix hommes pour avoir tenté d'assassiner en 2012 le prix Nobel de la paix et prix Sakharov de l'Union européenne pour les droits de l'Homme.

"Ces dix assaillants impliqués dans l'attaque contre Malala Yousafzaï ont été condamnés à la prison à perpétuité", a affirmé à l'AFP un haut responsable au tribunal antiterroriste de Mingora ayant lu la décision du juge Mohammad Amin Kundi.

"Chacun d'eux a reçu en fait une peine de 25 ans de prison", ce qui correspond à la prison à perpétuité dans le droit pakistanais, a précisé un autre responsable requérant l'anonymat par crainte d'être la cible de représailles.

Mais contrairement aux dix suspects arrêtés en septembre dernier, l'homme qui a directement ouvert le feu sur l'adolescente reste en fuite. Il s'était réfugié de l'autre côté de la frontière, en Afghanistan.

La jeune militante pour le droit à l'éducation avait réchappé in extremis en octobre 2012 à une tentative de meurtre des Taliban pakistanais du TTP. Ces derniers avaient fait irruption dans le bus scolaire de l'adolescente à la sortie des classes dans sa ville natale de Mingora, située dans le nord-ouest du Pakistan. L'un d'eux avait demandé qui était Malala avant de lui tirer une balle dans la tête.

Mais le projectile avait ricoché sur le coin gauche du crâne pour ressortir par la nuque. Entre la vie et la mort, elle avait été évacuée d'urgence dans un hôpital de Birmingham, au Royaume-Uni, où elle avait repris conscience quelques jours plus tard.

La jeune militante avait aussitôt été propulsée en icône internationale de la paix et du droit à l'instruction pour tous. Elle s'était fait connaître à l'âge de 11 ans alors qu'elle alimentait un blog pour la BBC, dans lequel elle décrivait sa vie quotidienne dans une région dominée par les Taliban, dirigés sur place par le mollah Fazlullah. Elle y revendiquait notamment le droit à l'éducation des filles, interdite par le religieux.

Avec AFP
 

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