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France : décès d'un second patient doté d'un cœur artificiel

Le coeur artificiel de Carmat, photographié en 2009 à Vélizy.
Le coeur artificiel de Carmat, photographié en 2009 à Vélizy. Franck Fife, AFP

Un second patient, qui avait reçu en août un cœur artificiel conçu par Carmat, est décédé, a annoncé la société française lundi. C'est un deuxième échec en un an. L'essai continue avec l'implantation chez un troisième patient.

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Le deuxième patient greffé avec un cœur artificiel conçu par Carmat est décédé le 2 mai, neuf mois après l'avoir reçu, a annoncé lundi 4 mai le fabricant français de la prothèse. L'homme de 69 ans avait été opéré le 5 août dernier au CHU de Nantes (Loire-Atlantique), puis hospitalisé de nouveau, vendredi 1er mai, à la suite d'une insuffisance circulatoire, a précisé Carmat dans un communiqué.

"L’équipe médico-chirurgicale ayant constaté une dérive fonctionnelle de la prothèse, le patient a été mis sous assistance cardio-respiratoire en unité de soins intensifs", a expliqué Carmat. Le samedi 2 mai, il a été décidé d’implanter une nouvelle prothèse Carmat, mais malgré les efforts réalisés, le patient est décédé des suites des complications post-opératoires, a précisé l'entreprise.

C'est un second échec qu'essuie le fabricant français. Il y a quelques semaines, une prothèse Carmat avait été implantée sur un premier patient de 76 ans, au CHU de Nantes, mais il avait perdu la vie le 2 mars, soit 74 jours après la pose.

>> À lire sur France 24 : Le premier porteur d'un cœur artificiel est mort à Paris

Les espoirs reposent sur un troisième patient implanté

Dans le cadre de son essai de faisabilité, la société Carmat a par ailleurs confirmé le 28 avril l'implantation de son cœur artificiel chez un troisième patient. Au total, l’essai doit inclure quatre patients en insuffisance cardiaque dont le pronostic vital est engagé à brève échéance.

Pour comprendre les raisons de cet échec, la société mène actuellement "l'analyse des données de la prothèse dans le respect du protocole de l’essai clinique, afin d’identifier les causes possibles du décès". Il s'agit surtout "d’assurer des conditions de sécurité maximale pour le troisième patient implanté", a expliqué Carmat dans son communiqué. Les critères de succès comportent entre autres la survie à 30 jours après l'implantation et la récupération fonctionnelle des organes vitaux.

Avec Reuters

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