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Hollande à Doha pour la signature officielle du contrat Rafale

Le président Hollande et l'émir du Qatar applaudissent, pendant que le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius échange des documents avec son homologe, Khaled al-Attiyah.
Le président Hollande et l'émir du Qatar applaudissent, pendant que le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius échange des documents avec son homologe, Khaled al-Attiyah. Christophe Ena, AFP

François Hollande a assisté lundi à Doha lundi à la signature officielle du contrat de vente de Rafale. L'occasion aussi d'aborder avec l'émir du Qatar les multiples crises qui secouent la région et notamment la guerre au Yémen.

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Un contrat de vente de 24 avions de combat Rafale au Qatar a été signé officiellement lundi 4 mai à Doha, en présence du président François Hollande et de l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani. Il a été paraphé par le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, et, pour l'État du Qatar, par le général Ahmad al-Malki, qui a supervisé les négociations sur cette acquisition d'une valeur de 6,3 milliards d'euros.

Un accord distinct a été signé par le général Malki et Antoine Bouvier, PDG de MBDA, le fabricant européen de missiles qui fournit l'armement du Rafale. "Good choice" ("Bon choix"), a lancé en anglais le président Hollande à l'adresse du général qatari lors de la cérémonie de signature.

"Si nous sommes présents ici au Qatar (...), c'est d'abord parce qu'il y a une longue tradition, et ensuite parce que la France est regardée comme un pays fiable, à qui il est possible de donner sa confiance pour un pays partenaire. Et c'est cette constance, cette fiabilité, cette crédibilité qui nous permet d'avoir maintenant, avec nos partenaires - aujourd'hui le Qatar, hier d'autres pays, l'Égypte, l'Inde, demain d'autres pays encore - une confiance qui se traduit par un contrat important pour le Rafale", a déclaré le président français lors d'un point presse.

Un autre accord, confidentiel et d'État à État, portant sur la formation de 36 pilotes et d'une centaine de mécaniciens, mais traitant aussi d'autres questions comme l'instruction d'officiers de renseignement, a été signé dans la foulée par le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian et son homologue qatari, le général Hamad ben Ali al-Attiyah.

Le président Hollande a tenu à préciser qu'il n'y avait pas eu de "contreparties" de la part de la France à l'achat de 24 avions Rafale par le Qatar, démentant des informations de presse sur l'obtention de droits de trafic aérien supplémentaires vers la France. "Il y a des discussions qui sont engagées dans d'autres domaines avec le Qatar, avec d'autres pays pour l'attribution de lignes aériennes, mais ce contrat n'a pas fait l'objet de négociations sur d'autres sujets que l'avion Rafale et des matériels qui doivent l'équiper".

Hollande invité d'honneur du CCG

Le président français a aussi profité de ce déplacement pour aborder avec l'émir du Qatar, cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, différents dossiers de politique régionale, à commencer par celui de la guerre au Yémen.

Il s'envolera dans l'après-midi pour l'Arabie saoudite où il s'entretiendra dans la soirée avec le roi Salmane. François Hollande sera ainsi le premier chef d'État occidental reçu à Riyad depuis le vaste remaniement annoncé mercredi à la tête du royaume, premier exportateur mondial de brut. 

Le roi Salmane a fait de l'un de ses neveux, Mohammed ben Nayef, le nouveau prince héritier, et de l'un de ses fils, le prince Mohammed ben Salmane, le futur prince héritier, second dans l'ordre de succession, tandis que l'actuel ambassadeur saoudien à Washington, Adel al-Jubeir, prend la responsabilité de la diplomatie de son pays. 

Mardi matin, François Hollande devrait s'entretenir aussi avec l'ancien Premier ministre libanais Saad Hariri. Puis il sera l'invité d'honneur d'un sommet extraordinaire du Conseil de coopération des États arabes du Golfe (CCG) qui réunit l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, Oman, le Koweït et le Qatar, une première pour un chef d'État occidental.

À l'ordre du jour de cette rencontre : le programme nucléaire de l'Iran, grand rival chiite des monarchies sunnites du Golfe, la lutte contre l'organisation de l'État islamique en Irak et en Syrie et enfin la crise au Yémen.

"Une puissance qui agit pour la paix"

Au Moyen-Orient, "nous travaillons à trouver des solutions politiques, à appuyer également des opérations lorsqu'elles sont nécessaires sur le plan militaire. Nous faisons en sorte en Syrie de trouver une transition qui ne passe pas par Bachar al-Assad, chacun le comprend, mais qui doit rassembler toute l'opposition et permettre un dialogue avec une partie du régime", a expliqué depuis Doha le président français.

"Nous sommes également présents dans la coalition en Irak pour agir contre le terrorisme et nous faisons aussi notre part dans la diplomatie pour trouver un accord avec l'Iran sur le nucléaire et vous savez, avec Laurent Fabius, la vigilance que nous portons pour que cet accord puisse être véritablement une garantie que l'Iran n'accède pas à l'arme nucléaire", a également déclaré François Hollande.

"Pour toutes ces raisons, j'ai été invité à venir demain devant le Conseil de coopération des pays du Golfe. C'est un honneur fait à la France, une marque d'amitié, de confiance, la preuve qu nous sommes toujours regardés comme une puissance mais une puissance qui agit pour la paix et qui a cette garantie pour nos alliés, nos amis, d'être présente chaque fois qu'elle est appelée", a conclu le président.

Toutes les monarchies du Golfe, à l'exception du sultanat d'Oman, participent à la coalition qui mène depuis le 26 mars des raids aériens au Yémen sous la conduite de Riyad pour empêcher une rébellion chiite de prendre le contrôle de l'ensemble de ce pays frontalier de l'Arabie saoudite.

Avec AFP

 

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