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Yémen : l'Arabie saoudite propose une trêve humanitaire aux rebelles houtis

Le secrétaire d’État américain avec le chef de la diplomatie Adel al-Jubeir, à Riyad, le 7 mai 2015.
Le secrétaire d’État américain avec le chef de la diplomatie Adel al-Jubeir, à Riyad, le 7 mai 2015. Andrew Harnik, AFP

Lors d'une conférence de presse, jeudi, avec le secrétaire d'État américain, Riyad a proposé une trêve humanitaire de cinq jours au Yémen. Une proposition saluée par John Kerry, qui a exhorté les rebelles houthis, soutenus par l'Iran, à y consentir.

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L'Arabie saoudite, à la tête d’une campagne aérienne contre les rebelles chiites au Yémen, a proposé, jeudi 7 mai, un cessez-le-feu de cinq jours. Une trêve qui permettrait de "coordonner avec les organisations internationales l'acheminement d'une aide humanitaire", a déclaré le chef de la diplomatie Adel al-Jubeir, lors d'une conférence de presse à Riyad avec le secrétaire d'État américain John Kerry.

Adel al-Jubeir a précisé que le cessez-le-feu ne pouvait se matérialiser que "si les (rebelles) houthis et leurs alliés (des militaires fidèles à l'ex-président Ali Abdallah Saleh) y souscrivent, n'empêchent pas les efforts humanitaires et ne lancent pas d'actions agressives".

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Soulignant que les États-Unis, qui soutiennent la coalition saoudienne, sont "profondément préoccupés" par la situation humanitaire au Yémen, le chef de la diplomatie américaine a, de son côté, appelé les houthis à accepter la proposition de Riyad. "Nous appelons toutes les parties à donner leur accord. Ce cessez-le-feu dépend des houthis", a-t-il affirmé.

Les rebelles yéménites sont déjà restés sourds à une première proposition saoudienne de trêves ponctuelles, dans des zones bien définies, pour permettre l'acheminement de l'aide humanitaire. Au contraire, ils ont multiplié les bombardements contre le sud du territoire saoudien, tuant dix civils mardi et mercredi, alors que jusqu'ici, ils n'avaient visé que des militaires.

"Pas de troupes au sol au Yémen"

John Kerry a, par ailleurs écarté l'idée d'une opération terrestre au Yémen, souvent évoquée comme un complément indispensable aux raids aériens. "Ni l'Arabie saoudite, ni les États-Unis ne parlent de l'envoi de troupes au sol au Yémen", a-t-il affirmé. La veille, le gouvernement yéménite en exil avait lancé un appel en faveur du déploiement d'une "force terrestre".

Arrivé mercredi soir dans la capitale saoudienne, John Kerry a été reçu jeudi par le roi Salmane, après avoir rencontré le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, exilé à Riyad.

Selon l’ONU, le conflit, débuté le 26 mars, a déjà fait plus de 1 600 morts et 6 000 blessés, en majorité des civils. Des pénuries de carburant menacent le fonctionnement des hôpitaux et la distribution des secours.

Avec AFP

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