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Naufrages de migrants : pour l’UE, la priorité est de "sauver des vies"

Federica Mogherini, la chef de la diplomatie européenne, devant le Conseil de sécurité de l'ONU lundi 11 mai.
Federica Mogherini, la chef de la diplomatie européenne, devant le Conseil de sécurité de l'ONU lundi 11 mai. Loey Felipe, AFP

La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a demandé lundi à la communauté internationale d'aider l'UE à "sauver des vies" en Méditerranée, y compris grâce à une opération militaire, une proposition controversée.

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"Notre priorité est de sauver des vies". La responsable de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, souhaite enrayer coûte que coûte la série de naufrages dramatiques qui ont causé la mort de près de 1 800 migrants depuis début 2015.

"Ce n'est pas seulement une urgence humanitaire, mais aussi une crise sécuritaire, puisque les réseaux de trafiquants sont liés à des activités terroristes et les financent", a-t-elle expliqué, mettant en avant la ferme intention de l’Union européenne de "démanteler les organisation criminelles".

L’Europe ne fera "rien sans la Libye"

Federica Mogherini prévient également "nous ne pouvons pas travailler seuls, il faut un partenariat si nous voulons mettre fin à ces tragédies", rassurant les Libyens que rien ne se fera sans leur accord. "Notre message aux Libyens est clair : l'Europe est prête à vous aider de toutes les manières possibles. [...] L'Europe sera à vos côtés."

>> À lire sur France 24 - Migrants en Méditerranée : "On craint le pire si Bruxelles ne fait rien"

L'Union européenne (UE) veut obtenir le feu vert du Conseil de sécurité pour une opération militaire contre les passeurs, qui forcent les migrants à risquer leur vie en haute mer pour gagner l'Europe depuis la Libye.

Une résolution de l'ONU, qui autoriserait l'arraisonnement et éventuellement la destruction des navires utilisés par les trafiquants, est en cours. Une telle mission contre des trafiquants opérant depuis un pays en plein chaos, à laquelle participeraient des bâtiments de guerre de plusieurs pays européens, serait une première.

Les détails opérationnels doivent encore être discutés le 18 mai par les ministres européens des Affaires étrangères et de la Défense mais rien n’indique qu’une telle opération soit envisageable car la Russie et certains pays africains restent réticents.

Avec AFP

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