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Des chefs de l'EI visés par une frappe aérienne en Irak, selon Bagdad

Des soldats de l'armée irakienne attaquent des positions de l'EI dans le district de Garma, dans l'ouest du pays, le 26 avril dernier.
Des soldats de l'armée irakienne attaquent des positions de l'EI dans le district de Garma, dans l'ouest du pays, le 26 avril dernier. Ahmad al-Rubaye, AFP

Selon le gouvernement irakien, plusieurs chefs de l'EI, dont le numéro 2 Abou Alaa al-Afari, ont été visés par des frappes de la coalition internationale en Irak. Les États-Unis ont de leur côté démenti cette attaque.

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Plusieurs chefs de l'organisation de l'État islamique (EI), dont l'un présenté comme le numéro 2 du groupe extrémiste sunnite, ont été visés par une frappe aérienne de la coalition internationale dans le nord-ouest de l'Irak, a affirmé mercredi le gouvernement irakien.

"Sur la base d'informations précises des services de renseignements, une frappe aérienne a été menée par la coalition internationale, visant Abou Alaa al-Afari, le numéro 2 de l'organisation terroriste Daech" (autre nom de l'EI), a affirmé le ministère de la Défense.

Le commandement militaire américain a démenti

Le communiqué du ministère ne dit pas clairement si Afari a été tué par ce raid mené sur un rassemblement à la Mosquée des martyrs à Tal Afar, l'une des premières villes que l'EI avait prises en juin 2014, à 400 km au nord de Bagdad.

Le texte ne précise pas non plus quand les raids ont été menés mais il est accompagné d'une vidéo du présumé lieu touché : un bâtiment détruit dans une zone apparemment peu peuplée. Le ministère irakien de la Défense a par ailleurs affirmé que la frappe à Tal Afar avait visé un juge de l'EI et un "grand nombre de membres de l'organisation".

Le commandement militaire américain au Moyen-Orient (Centcom) a de son côté démenti l'attaque. "Nous pouvons confirmer que les avions de la coalition n'ont pas bombardé de mosquée" à Tal Afar, "comme l'ont affirmé certains médias", a indiqué le Centcom dans un communiqué.

Le commandement militaire américain a par ailleurs souligné qu'il n'avait "pas d'information permettant de corroborer" le fait que le numéro 2 de l'EI aurait été tué dans l'attaque de Tal Afar.

Le nom d'Afari était apparu le mois dernier dans des informations de presse laissant entendre que le chef de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi, avait été blessé par une frappe de la coalition et qu'il avait remis les rênes de l'organisation à Afari.

Le Pentagone a néanmoins indiqué qu'il n'y avait aucune raison de penser que Baghdadi avait été blessé.

Le département américain de la Justice offre jusqu'à 7 millions de dollars pour des informations conduisant à Afari, qui est présenté dans la liste "Rewards for justice" sous le nom de Abd Al-Rahman Mustafa Al-Qaduli.

Avec AFP

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