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L'armée du Soudan du Sud accusée de violences "effroyables" par huit pays africains

Des femmes et des enfants déplacés, le 21 mars 2015, dans l'État de l'Unité au Soudan du Sud.
Des femmes et des enfants déplacés, le 21 mars 2015, dans l'État de l'Unité au Soudan du Sud. Samir Bol, AFP

Une organisation intergouvernementale regroupant huit pays d'Afrique de l'Est a accusé, vendredi, l'armée sud-soudanaise de violences "injustifiables et effroyables" lors de sa dernière offensive contre les rebelles.

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"Violences contre les civils", "graves violations des droits de l’Homme", "villages détruits"… L'armée du Soudan du Sud a commis des violences "injustifiables et effroyables" durant sa dernière offensive contre les forces rebelles, a dénoncé vendredi 15 mai l'Igad, l'organisation intergouvernementale regroupant huit pays d'Afrique de l'Est.

"Les forces gouvernementales ont conduit une offensive militaire d'envergure contre les forces d'opposition dans les comtés de Rubkona, Mayom, Guit, Koch et Mayendit de l'État de l'Unité (nord)", a précisé l'Igad, qui estime "de plus en plus clair que l'offensive s'étend aux États de Jonglei et du Haut-Nil".

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Cette opération, qui a commencé fin avril, est une des plus importantes des forces gouvernementales depuis le début de la guerre civile dans le plus jeune État du monde, indépendant du Soudan depuis 2011. Elle a été marquée par des viols, des enlèvements, des destructions de localités et des pillages de l'aide humanitaire, selon l'ONU et des ONG.

L’armée dément

Mais le porte-parole de l'armée sud-soudanaise, Philip Aguer, a assuré que les forces loyalistes avaient agi en "légitime défense" et a rejeté les accusations de violences. L'armée "a un code pour ses opérations qui ne lui permet pas de brûler des villages ou d'attaquer des civils innocents", a-t-il défendu.

Les deux camps s'affrontent depuis décembre 2013 dans un conflit qui a déjà fait plusieurs dizaines de milliers de morts et deux millions de déplacés. Marquée par des massacres ethniques, la guerre met aux prises l'armée loyale au président Salva Kiir et les forces rebelles de son ancien vice-président Riek Machar.

Après plus d'un an d'efforts, des discussions de paix, sous la médiation de l'Igad, se sont achevées sur un échec en mars, après une succession de cessez-le-feu systématiquement violés.

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Quelque 500 000 civils sont privés d'une "aide vitale" dans l'État d'Unité, après le retrait de la zone des combats des agences de l'ONU et organisations humanitaires, a déclaré cette semaine le coordinateur humanitaire des Nations unies pour le Soudan du Sud, Toby Lanzer.

Aujourd'hui, plus de la moitié des 12 millions de Sud-Soudanais ont besoin d'assistance humanitaire et 2,5 millions de personnes souffrent de graves problèmes alimentaires, selon l'ONU.

Avec AFP

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