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Nkurunziza de retour au Burundi, les putschistes annoncent leur reddition

Le chef de l'État Pierre Nkurunziza se trouvait en Tanzanie mercredi, lors de la tentative de coup d'État.
Le chef de l'État Pierre Nkurunziza se trouvait en Tanzanie mercredi, lors de la tentative de coup d'État. François Guillot, AFP

Après le retour du président Nkurunziza au Burundi, les putschistes ont annoncé vendredi leur reddition. Mais la mobilisation contre un troisième mandat du chef de l'État ne faiblit pas. La société civile appelle à la reprise des manifestations.

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La tentative de coup d'État a été avortée. Après plusieurs heures d’affrontement à l’arme lourde, jeudi, dans les rues de Bujumbura, la capitale burundaise, les putschistes ont été mis en échec par l’armée loyaliste. Vendredi 15 mai au matin, Godefroid Niyombaré, à la tête du mouvement de dissidence contre le président Pierre Nkurunziza, a annoncé la reddition de ses troupes.

"Nous avons décidé de nous rendre. J'espère qu'ils ne vont pas nous tuer", a déclaré le général Godefroid Niyombaré, chef des putschistes, par téléphone à un journaliste de l'AFP, alors que des soldats fidèles au président Pierre Nkurunziza approchaient. L'arrestation du général Niyombaré n'a pas encore été officiellement confirmée.

Au moins trois des chefs putschistes burundais, dont le numéro deux du mouvement, Cyrille Ndayirukiye, et son porte-parole le commissaire de police Vénon Ndabaneze, ont, eux, été arrêtés plus tôt à Bujumbura par des soldats et policiers fidèles au président Pierre Nkurunziza. "Ils se trouvaient dans le quartier de Kibenga, dans le sud de Bujumbura quand ils ont été arrêtés", précise Thaïs Brouck, envoyé spécial de France 24.

>> À lire sur France 24 : Burundi : les dessous de la crise

Craintes de représailles de l'armée

Les mutins sont en débandade depuis jeudi soir. Après avoir tenté à deux reprises dans la journée de jeudi de s'emparer de l'objectif stratégique de la RTNB, l’une des principales radios privées, les putschistes ont été repoussés par les forces loyalistes qui ont, selon notre correspondant, repris le contrôle de la majeure partie de la capitale jeudi en fin d’après-midi.

Acculés par la garde présidentielle - dite brigade spéciale de protection des institutions - restée fidèle jusqu’au bout au président Nkurunziza, les putschistes ont reconnu leur défaite dans la soirée : "Notre mouvement a échoué. Nous avons rencontré une trop grande détermination militaire pour soutenir le système au pouvoir", a déclaré jeudi soir Cyrille Ndayirukiye.

Les mutins se sont ensuite séparés en différents groupes pendant la nuit. "Nous avons décidé de nous cacher pour attendre l'aube et de nous rendre pour ne pas être tués", a expliqué Godefroid Niyombaré avant d'échapper, pour quelques heures, aux troupes loyalistes. Selon un officiel de l'armée, douze soldats mutins ont été tués jeudi par les loyalistes lors des affrontements, et 35 autres blessés.

Nkurunziza devrait s'adresser à son peuple vendredi

Jeudi soir, la présidence burundaise avait affirmé que le chef de l'État Pierre Nkurunziza, qui était en Tanzanie mercredi lors de la tentative de coup d'État dans son pays, était de retour au Burundi. Après avoir passé la nuit dans sa province natale de Ngozi, le président devait rejoindre la capitale vendredi après-midi. Selon une source proche du président, il "devrait s'adresser aux Burundais aujourd'hui".

La désignation le 25 avril de Pierre Nkurunziza, déjà élu en 2005 et 2010, comme le candidat du parti présidentiel, le Cndd-FDD, au scrutin du 26 juin a divisé au sein de sa propre famille politique. Godefroid Niyombaré est lui-même un ex-compagnon d'armes de Pierre Nkurunziza. Elle avait également provoqué des manifestations, qui se sont déroulées quasi-quotidiennement jusqu'à mercredi.

>> À voir sur France 24 : Le général Niyombaré affirme "qu'il n'avait pas d'autre voie" que le coup d'État

Avec AFP et Reuters

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