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Un Saoudien condamné à la perpétuité pour les attentats de 1998 au Kenya et en Tanzanie

Le site de l'ambassade américaine à Dar es-Salam, au lendemain de l'attaque du 8 août 1998.
Le site de l'ambassade américaine à Dar es-Salam, au lendemain de l'attaque du 8 août 1998. Amr Nabil, AFP

Le Saoudien Khalid al-Fawwaz a été condamné, vendredi à New York, à la prison à perpétuité pour sa participation aux attentats contre les ambassades américaines de Nairobi et Dar es-Salam en 1998. Il était un fidèle de Ben Laden.

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Khalid al-Fawwaz, un Saoudien présenté comme un fidèle lieutenant d'Oussama Ben Laden pendant près de 10 ans, a été condamné vendredi 15 mai à New York à la réclusion à perpétuité, pour complot visant à tuer des Américains et complot visant à détruire des propriétés américaines.

Il avait été reconnu coupable, le 26 février, après deux mois de procès pour les attentats meurtriers contre deux ambassades américaines en Afrique en 1998. Ces attaques au Kenya et en Tanzanie avaient fait 224 morts et 5 000 blessés le 7 août 1998.

Khalid al-Fawwaz avait été arrêté le mois suivant à Londres et inculpé aux États-Unis. Il avait lutté pendant des années pour éviter d'être extradé, mais l'avait finalement été en octobre 2012.

Selon le procureur de Manhattan Preet Bharara, l’homme était "l'un des premiers et plus fidèles lieutenants d'Oussama Ben Laden". "D'abord comme le leader d'un camp d'entraînement d'Al-Qaïda en Afghanistan, puis en tant que chef de file de la cellule d'Al-Qaïda au Kenya, et enfin, comme le conseiller en communication de Ben Laden à Londres", avait-il déclaré en février.

Fatwa pour tuer les Américains partout dans le monde

Avant les attentats, "à une époque pré-Internet, il facilitait les interviews de Ben Laden en Afghanistan par les médias occidentaux, et avait disséminé sa fatwa de 1998 ordonnant à ses partisans de tuer des Américains partout dans le monde. Cette directive a été suivie par les attentats contre les ambassades du Kenya et de Tanzanie", avait encore souligné le procureur.

À l'inverse, lors du procès, l'avocate de la défense Bobbi Sternheim l'avait décrit comme un homme "calme, serein et religieux" ayant consacré sa vie à combattre la corruption dans son pays natal. Rejetant toute complicité avec Al-Qaïda, elle avait affirmé que son client n'avait jamais partagé les vues radicales de Ben Laden, même s'il le connaissait personnellement.

Les dix accusés jugés à New York en lien avec ces attentats ont tous été condamnés, à l'issue d'un procès ou après avoir plaidé coupable, à Manhattan.

Avec AFP

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