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Trois soldats maliens tués par des rebelles touareg près de Tombouctou

Un soldat de maintien de la paix de l'ONU patrouille à Tombouctou, le 12 mai 2015.
Un soldat de maintien de la paix de l'ONU patrouille à Tombouctou, le 12 mai 2015. Alou Sissoko, AFP

Trois soldats maliens ont été tués lundi dans une attaque des rebelles touareg. Un accord de paix avait été signé vendredi entre le gouvernement et la médiation internationale, mais sans l'approbation totale des mouvements de l'Azawad.

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Trois jours après la signature d’un accord de paix, trois militaires maliens ont été tués lundi 18 mai près de Tombouctou, dans le nord-ouest du Mali, par des rebelles de la coordination des mouvements de l'Azawad (CMA, à dominante touareg), rapporte l’AFP.

L'attaque a été lancée tôt lundi matin à Bambara Maoudé, à 100 kilomètres au sud de Tombouctou, alors qu'ils dormaient. "Nous sommes sur les lieux, une délégation du gouvernorat de Tombouctou vient d'arriver à Bambara Maoudé pour constater les faits", a affirmé un officier malien sous le couvert de l'anonymat, précisant que les assaillants étaient arrivés à bord de deux véhicules.

Confirmant l’information, et précisant que l’attaque était du fait "des rebelles", une source militaire africaine à Tombouctou de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) a dénoncé "une grave violation du cessez-le-feu qui met en danger la paix".

"Attaque surprise"

"Il n'y a pas eu d'affrontements. C'est une attaque surprise, et les assaillants venaient très probablement de la localité de Ber", a ajouté cette source.

Vendredi 15 mai, le gouvernement malien et la médiation internationale avaient signé un accord de paix, tandis que le CMA ne s’était pas déplacé.

>> À lire sur France 24 : "Accord de paix signé à Bamako sans les principaux groupes rebelles"

Ni l’armée ni la rébellion n’ont réagi de manière officielle pour le moment.

Un enseignant de la localité, Brahima Dicko, avait contacté dimanche l'AFP pour lui faire part, depuis trois jours, d'une mobilisation des quelque 4 000 habitants contre le départ prévu de l'unité de l'armée chargée de les protéger.

"L'unité de l'armée doit quitter la localité aujourd'hui (dimanche) pour sécuriser un autre lieu et ne sera pas remplacée", avait-il expliqué. "Il ne faut pas que la population soit abandonnée, nous sommes très inquiets, c'est la psychose", avait-il ajouté.

Avec AFP

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