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Reportage : les Burundais privés de radios, privés d’infos

Plusieurs médias indépendants n'émettent plus depuis la tentative ratée de coup d'État de la semaine dernière.
Plusieurs médias indépendants n'émettent plus depuis la tentative ratée de coup d'État de la semaine dernière. Capture d'écran France 24

Des radios privées burundaises, dont la très populaire RPA, et la principale télévision indépendante du pays, ont été attaquées pendant la tentative de coup d’État contre le président Nkurunziza. La population, coupée de ses médias, s’inquiète.

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Au Burundi, les radios privées n’émettent plus. Pendant la tentative de coup d’État contre le président Pierre Nkurunziza, la semaine dernière, de nombreuses stations, comme RPA, Isanganiro, Radio Bonesha… ont été attaquées par les manifestants pro-Nkurunziza - qui les accusaient de relayer les appels à manifester.

Les Burundais, si attachés à leurs radios, en sont restés cois. "Notre liberté d’expression est tombée en désuétude", confie un habitant à France 24. C’est effectivement un choc pour la population, confirme Innocent Muhozi, directeur de la télévision Renaissance, très populaire dans le pays. "Les gens avaient l’habitude de presque tout savoir sur leur pays grâce à leurs médias indépendants."

Le patron de la RPA, Bob Rugurika, a fui à l'étranger et plusieurs journalistes se cachent, actuellement, par peur de représailles du gouvernement. La panique se répand parmi les Burundais et, sans informations fiables sur la crise politique, les rumeurs vont bon train.

Cette absence de médias inquiète, à plus large échelle, au niveau électoral. Des élections générales sont prévues à partir de la fin mai dans le pays. "Pour nous, c’est une condition fondamentale, sans médias [….] les conditions pour organiser une élection crédible ne sont pas réunies", explique José Antonio de Gabriel, de la mission d’observation électorale de l’UE.

Dimanche, la présidence burundaise s'est dit prête à envisager un léger report des élections législatives et présidentielle prévues à partir de fin mai, comme le réclame la communauté internationale en raison de la crise politique qui secoue le pays.

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