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Gilbert Chikli, père de l'arnaque au "faux président", condamné à sept ans de prison

Gilbert Chikli s'est réfugié en Israël en 2009.
Gilbert Chikli s'est réfugié en Israël en 2009. Thinkstock

Gilbert Chikli, considéré comme l'inventeur de l'arnaque au "faux président", a été condamné, mercredi, à sept ans de prison par contumace. Il est accusé d'avoir escroqué plus de 30 banques et sociétés entre 2005 et 2006.

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La justice française a tranché : Gilbert Chikli a été condamné en son absence, mercredi 20 mai, à sept ans de prison. Il doit aussi verser une amende d'un million d'euros pour avoir escroqué plus d'une trentaine de banques et entreprises entre 2005 et 2006, en étant le premier à utiliser l'arnaque dite "du faux président". Il se faisait passer pour le dirigeant de l'entreprise ciblée et obtenait d'employés crédules le virement de fortes sommes d'argent sur des comptes à l'étranger.

Cet arnaqueur international de 49 ans est réfugié depuis 2009 en Israël, un pays qui n'a pas d'accord d'extradition avec la France. Au grand dam de groupes tels que la Caisse d'épargne, Disneyland Paris ou encore les Galeries Lafayette et Pages Jaunes, qui espèrent revoir un jour la couleur d'une partie des 7,5 millions d'euros volés par Gilbert Chikli.

350 millions d'euros depuis 2011

Avec une quinzaine de complices, il avait commencé par viser La Poste en 2005. L'arnaqueur avait alors réussi à convaincre un salarié de remettre une mallette contenant 358 000 euros à un (faux) agent des services secrets, lors d’un rendez-vous discret dans un café parisien. Il lui avait expliqué que cet argent servirait à aider à la lutte contre le financement du terrorisme international. En fait, les fonds s'étaient retrouvés sur l'un de ses comptes personnels.

Cette technique de l'"arnaque au président" a ensuite fleuri avec la montée en puissance d'Internet. L'anonymat qu'offre le Web a fourni de nouvelles armes aux escrocs qui se sont inspirés de Gilbert Chikli. Les autorités françaises estiment que ce type d’escroquerie a coûté environ 350 millions d’euros à près de 700 entreprises françaises depuis 2011. "Et encore, le montant peut être bien plus élevé car les chiffres remontent à l’année dernière et il y a eu plus de 1 200 plaintes depuis", soulignait en mars 2015 à France 24 Vincent Hinderer, expert en cybersécurité pour le cabinet français de conseil Lexsi.

Cette methode est d'autant plus populaire que les réseaux sociaux – Facebook, Viadeo etc. – permettent aux cyber-truands de récolter de précieuses informations sur leurs futures victimes, qui peuvent s'avérer très utiles pour échafauder leur scénario d’arnaque.

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