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Qui était Abdelkrim le Touareg, le chef jihadiste tué par l'armée française ?

Des soldats de l’armée française, le 2 janvier 2015 près de la ville de Gao, au Mali.
Des soldats de l’armée française, le 2 janvier 2015 près de la ville de Gao, au Mali. Dominique Faget, AFP

Abdelkrim le Touareg, le chef jihadiste d'Aqmi qui avait revendiqué l’enlèvement et l’assassinat des deux reporters de RFI au Mali, a été tué mardi par l'armée française. "La France a la mémoire longue" a commenté Laurent Fabius.

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L'armée française a tué dans le nord du Mali quatre "terroristes", dont deux des principaux chefs d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et d'Ansar Dine. L'opération des forces spéciales a été menée dans la nuit du 17 au 18 mai.

Ibrahim Ag Inawalen, dit "Bana", et Abdelkrim al-Targui, alias "Abdelkrim le Touareg", ont été tués dans la nuit de lundi à mardi. Ce dernier avait commandité et revendiqué l’enlèvement et l’assassinat des deux reporters de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, le 2 novembre 2013 à Kidal au Mali.

Principale cible de l'armée française

Depuis le lancement de l'opération militaire Serval en janvier 2013, il était l'une des principales cibles de l'armée française. Ce chef de la katiba (unité de combat) d'Aqmi Al-Ansar, était lié à quasiment tous les enlèvements de ressortissants français dans la zone. Tout d'abord celui de Michel Germaneau, pris en otage en 2010 au nord du Niger puis assassiné, peut-être par Targui lui-même.

La katiba d'"Abdelkrim le Touareg" avait ensuite revendiqué l'enlèvement de Serge Lazarevic, libéré en décembre dernier, mais aussi de Philippe Verdon, assassiné en juillet 2013. Al-Ansar était aussi au cœur de l'enlèvement des quatre otages "d'Arlit", les employés d'Areva, finalement relâchés fin octobre 2013.

"Abdelkrim était dans la katiba, le groupe le plus dangereux d'Al-Qaïda, celui de l'Algérien Abou Zeid, tué en 2013. Il ne faut pas oublier qu'il a migré au sein d'un autre groupe malien, Ansar Dine. C'est un tueur, un féroce", précise Serge Daniel, le correspondant de RFI au Mali. "Ce sont deux gros calibres du jihadisme dans le nord du Mali qui ont été abattus par les forces françaises."

Les explications du correspondant de RFI Serge Daniel

"La France a la mémoire longue"

Âgé d'environ 40 ans, Abdelkrim al-Targui était originaire de la région de Kidal, il était le seul Touareg à la tête d'une brigade d’Aqmi.

"La France a la mémoire longue", a déclaré à l'annonce de sa mort le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, en marge d'une conférence à Paris.

La direction de France Medias Monde - qui regroupe RFI, France 24 et MCD - a réagi via un communiqué à l'annonce de la mort d'Abdelkrim al-Targui, qui avait revendiqué l'assassinat des deux reporters de RFI. Elle "prend acte de cette information et attend que l’enquête judicaire en cours sur l’assassinat de ses deux reporters permette d’éclaircir totalement les circonstances du drame et aboutisse à l’arrestation des assassins afin qu’ils soient jugés."
 

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