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Un manifestant tué par la police dans le sud du Burundi

La contestation contre un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza ne faiblit pas au Burundi. Ici, dans le centre de Bujumbura, le 11 mai.
La contestation contre un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza ne faiblit pas au Burundi. Ici, dans le centre de Bujumbura, le 11 mai. Landry Nshimiye, AFP

Au moins une personne a été tuée et deux autres blessées, lundi, dans le sud du Burundi lors de nouvelles manifestations contre un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza.

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Au moins une personne a été tuée par la police et deux autres ont été blessées lundi 25 mai, lors d’une nouvelle manifestation contre un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza dans la province de Bururi, dans le sud du Burundi.

Selon un témoin et une source administrative locale, une centaine de manifestants ont bloqué la route à Muyange, dans la commune de Mugamba, à 60 km au sud-est de la capitale Bujumbura. La police est alors intervenue et a tiré tuant un manifestant et en blessant deux autres, ont précisé les deux sources sous couvert d'anonymat.

Des manifestations hostiles au pouvoir ont également été signalées à Matana, un peu plus au sud dans la même province.

Le Burundi connaît depuis un mois un vaste mouvement de contestation populaire contre le président Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005 et candidat à un troisième mandat à la présidentielle du 26 juin.

>> À voir sur France 24 : "Vidéo : Malgré la répression policière, la contestation se poursuit au Burundi"

Les manifestations sont quasi quotidiennes, émaillées de heurts avec la police, avec près d'une trentaine de morts en quatre semaines. Elles se concentrent pour l'essentiel en zone urbaine, dans la capitale Bujumbura.

Selon le président Nkurunziza, elle ne concerne que "quatre quartiers" de la capitale, alors que "la paix et la sécurité règnent sur 99,9% du territoire".

Manifestations aussi en province

Quelques manifestations ont été signalées ces dernières semaines en province, notamment à Bururi, mais de moindre ampleur et plus sporadiques qu'à Bujumbura : jusqu'à présent c'était plutôt l'attentisme qui primait dans les zones rurales, où le parti présidentiel conserve traditionnellement une forte assise populaire.

La situation s'est envenimée samedi 23 mai lorsque Zedi Feruzi, un opposant au président, a été tué par balles alors qu'il rentrait chez lui dans le quartier de Ngagara, à Bujumbura.

>> À lire sur France 24 : "Burundi : l'opposition suspend le "dialogue" après l'assassinat d'un leader politique"

Selon Thaïs Brouck, l'envoyé spécial de France 24, "[Zedi Feruzi] était à quelques mètres seulement de sa maison. Les tireurs ont ouvert le feu depuis une Toyota. Ils ont ensuite pris la fuite. Impossible, pour l'heure, de dire qui a commandité [cet assassinat]".

Lundi, les manifestations devaient reprendre de plus belle dans la capitale après que les leaders de l'opposition et de la société civile ont appelé à intensifier le mouvement de contestation.

En raison de la crise, près de 110 000 Burundais ont déjà trouvé refuge dans les pays voisins, dont 70 000 en Tanzanie.

Avec AFP
 

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