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FRANCE

La future "salle de shoot" parisienne déplacée près de l'hôpital Lariboisière

Les personnels de la salle d’injection soulignent qu’il est extrêmement difficile pour les toxicomanes d’abandonner complètement la drogue.
Les personnels de la salle d’injection soulignent qu’il est extrêmement difficile pour les toxicomanes d’abandonner complètement la drogue. Mehdi Chebil / France 24
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Devant l'opposition des riverains, le projet de "salle de shoot" qui devait initialement accueillir à titre expérimental des personnes toxicomanes boulevard de La Chapelle à Paris a été finalement déplacé non loin de l'hôpital Lariboisière.

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Les riverains de la Porte de la Chapelle n’ont pas plié. La future "salle de shoot" qui devait à l’origine prendre ses quartiers au 39, boulevard de La Chapelle (XVIIIe arrondissement de Paris), près de la Gare-du-Nord, verra bien le jour mais à proximité de l’hôpital Lariboisière (Xe arrondissement), selon une information révélé par "Le Monde" lundi 25 mai.

Confirmant les révélations du journal, le maire PS du Xe arrondissement, Rémi Féraud, a ajouté que le lieu précis restait tout de même à déterminer. "Deux ou trois lieux possibles sont envisagés sur l'hôpital".

La "salle de shoot devrait donc être adossée à l'hôpital", a indiqué pour sa part, Bernard Jomier, adjoint à la mairie de Paris chargé des questions de santé. Et ce dernier d’ajouter que "l'accès ne se fera pas par la porte principale, mais par le côté".

"Problèmes d’enclavement"

L'ancienne implantation prévue, vivement critiquée notamment par des associations d’habitants du quartier, a donc été "abandonnée" pour "des problèmes d'enclavement", a expliqué le maire socialiste.

L’idée était loin de faire l’unanimité auprès des riverains déjà échaudés ces derniers mois par l'implantation d'un campement sauvage de migrants sous les rails du métro. "Il est clair que ce n'étaient pas des conditions optimales" et "une polémique était en train de naître avec les riverains qui était tout à fait dommageable à la sérénité du projet", a encore affirmé Bernard Jomier.

La nouvelle implantation de la salle de shoot, situé à proximité d'un hôpital, apporte également une dimension nouvelle au projet. Elle répond à "une problématique de santé publique", a expliqué ce dernier. "On vise à répondre au risque infectieux des usagers de drogue mais aussi des risques pour les habitants".

Bientôt Strasbourg et Bordeaux

Si l’on connaît désormais les lieux du projet, on en ignore encore sa date d’ouverture. Bernard Jomier a jugé "illusoire" d'envisager une ouverture de la salle avant la fin 2015, mais estimé que, si les textes examinés au Parlement sur le sujet étaient votés d'ici là, le projet pourrait commencer à être mis sur les rails au premier trimestre 2016. Pour rappel, l'Assemblée nationale avait adopté début avril en première lecture le principe des "salles de shoot", sur une durée de six ans maximum.

Ces salles, déjà expérimentées dans une dizaine d'autres pays (la plus ancienne en Suisse a été créée il y a trente ans), sont destinées à des toxicomanes majeurs précarisés, qui se droguent dans des conditions d'hygiène précaires, souvent dans la rue ou des halls d'immeuble, selon la majorité. Bordeaux et Strasbourg pourraient également accueillir des projets de ce type dans les années à venir.

Avec AFP

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