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Centrafrique : Hollande et Samba-Panza saluent leur "parfaite coopération"

La présidente de la transition en Centrafrique, Catherine Samba-Panza, accueillie par François Hollande sur le perron de l'Elysée, le mercredi 27 mai.
La présidente de la transition en Centrafrique, Catherine Samba-Panza, accueillie par François Hollande sur le perron de l'Elysée, le mercredi 27 mai. Thomas Samson, AFP

La présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, et François Hollande, ont évoqué mercredi à Paris l'avenir de la Centrafrique et leur "parfaite coopération" sur le dossier des présumés viols d’enfants par des soldats français.

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Lors d’une visite officielle à Paris, la présidente de transition de la Centrafrique, Catherine Samba-Panza, a abordé, mercredi 27 mai, l’avenir de son pays avec François Hollande.

À l’issue d’un entretien de trois quarts d’heure à l’Élysée, les deux chefs d’État ont tout d’abord constaté "la parfaite coopération" entre leurs deux pays. Une bonne collaboration qui leur permettra de "faire la lumière" sur les accusations de viols d'enfants portées contre des militaires français en Centrafrique, souffle-t-on dans l'entourage du président français.

Mais au-delà de ce dossier épineux – dont l’enquête ouverte depuis juillet 2014 a été relancée après sa révélation en avril par le journal "The Guardian"–, les présidents ont évoqué les évolutions concrètes de la Centrafrique pour sortir de la crise politique. François Hollande s'est à ce sujet "félicité des résultats du forum de Bangui, qui marque un nouveau progrès vers la paix en République centrafricaine, notamment en matière de désarmement et de libération d'enfants-soldats", a indiqué un communiqué de l'Élysée.

>> À lire sur France 24 : "La libération des enfants-soldats a débuté en Centrafrique"

"Il a noté les efforts des autorités de transition pour préparer les élections (présidentielle et législatives, NDLR) et instaurer des mécanismes permettant de lutter contre l'impunité, comme la Cour spéciale de Justice", a poursuivi l'Élysée. Selon l'entourage de M. Hollande, la France souhaite que ces élections "se déroulent dans les meilleures conditions" et soient "incontestables et transparentes". Initialement prévue pour cet été, l’organisation des élections a été repoussée à fin 2015.

Les élections, un sujet crucial pour les deux pays

"La question des élections est un sujet extrêmement important pour les deux pays", commente Armelle Charrier, journaliste à France 24. De la tenue de ce scrutin dépend en effet la fin de la mission de la force française Sangaris dans le pays. "Il y a environ 1 700 soldats français qui sont déployés en Centrafrique, avec un coût important pour la France : environ 800 000 euros par jour", ajoute-t-elle.

Ainsi, le temps presse pour Paris, qui aimerait voir le pays se stabiliser et ses troupes rentrer au pays. Du côté de Bangui, en revanche, il s’agit d’organiser au mieux le scrutin qui s’annonce, d’acquérir une structure électorale stable et de pouvoir garantir la sécurité dans le pays pour les électeurs. Autant de conditions qui nécessitent des fonds.

La veille, Catherine Samba-Panza était d’ailleurs venue plaider le sort de son pays lors d’une conférence de donateurs organisée à Bruxelles, rappelant sa détermination à organiser des élections libres.

"C’est un pays qui a besoin de beaucoup de choses : des écoles et des routes", explique Armelle Charrier. "Mais pour que les donateurs donnent des fonds, il faut qu’ils croient dans le pays. Or, aujourd’hui, pas grand monde ne croit à la Centrafrique."

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