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L'armée irakienne cherche à isoler l'EI avant de donner l'assaut à Ramadi

Les forces de sécurité irakiennes accompagnées de miliciens chiites se déploient dans la province d'Al-Anbar, le mardi 26 mai 2015.
Les forces de sécurité irakiennes accompagnées de miliciens chiites se déploient dans la province d'Al-Anbar, le mardi 26 mai 2015. Ahmad Al-Rubaye, AFP

Les forces irakiennes aidées des milices chiites ont lancé mardi une opération destinée à isoler les jihadistes du groupe État islamique (EI) dans la province stratégique d'Al-Anbar avant de tenter de reprendre sa capitale Ramadi.

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Les milices chiites irakiennes ont annoncé mardi 26 mai qu'elles allaient mener avec les forces gouvernementales une opération de grande envergure visant à libérer la province majoritairement sunnite d'Anbar, à l'ouest de Bagdad, de l'emprise de l’organisation de l'État islamique (EI).

 
L'annonce de l'opération a été faite 24 heures après les tentatives de la Maison Blanche d'apaiser les tensions avec Bagdad dont l'armée a été accusée d'un "manque de volonté" face à l'EI par le secrétaire à la Défense Ashton Carter.
 
Les jihadistes ont conquis Ramadi le 17 mai après une vaste offensive et une retraite chaotique des forces irakiennes. Le Premier ministre irakien Haïdar Al-Abadi a promis de reprendre cette région à l'EI, qui contrôle la majorité de la province d'Al-Anbar dans l’ouest du pays.
 
Pour ce faire, il a fait appel aux Unités de mobilisation populaires (Hachd al-Chaabi en arabe), force paramilitaire à majorité chiite qui a déjà aidé l'armée.
 
Le but de l'opération lancée mardi est d'isoler les jihadistes et de préparer l'offensive pour reprendre la capitale provinciale - quelque 4 000 hommes avancent vers les limites nord de Ramadi, selon les Unités de mobilisation populaire.
                 
"A tes ordres Hussein"
 
L'objectif de l'opération "A tes ordres Hussein" est "de libérer les régions entre les provinces de Salaheddine et d'Al-Anbar et d'essayer d'isoler celle-ci", a déclaré à l'AFP Ahmed Al-Assadi, un porte-parole des Unités de mobilisation populaires.
 
Hussein est l'un des imams les plus vénérés par la communauté musulmane chiite, majoritaire en Irak - mais minoritaire à Al-Anbar, région sunnite. Le choix de ce nom a grandement irrité le Pentagone. "Je pense que cela n'aide pas", a commenté le colonel Steven Warren, porte-parole du Pentagone. "Nous avons toujours dit que la clef pour la victoire, la clef pour expulser l'EI de l'Irak est un Irak unifié, qui se débarrasse de ses divisions communautaires, se mobilise contre la menace commune", a-t-il dit.
 
S'exprimant sur le conflit irakien, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a aussi appelé à une politique plus inclusive. "C'est ce contrat qui avait justifié notre engagement militaire. Je dis clairement ici qu'il doit être désormais mieux respecté", a ajouté M. Fabius, alors que la France participe à la coalition internationale antijihadistes.
 
Les forces armées, les miliciens chiites et les tribus sunnites, sont parvenues ces derniers jours à reprendre une partie du territoire à l'est de Ramadi et à avancer au sud et à l'ouest de la ville. Les forces pro-gouvernementales "ont désormais coupé toutes les routes d'approvisionnement de l'EI pour Ramadi", selon un membre du conseil provincial, Arkan Khalaf al-Tarmuz.
 
La perte de cette capitale provinciale a constitué un revers pour Bagdad et son allié américain engagé depuis plus de neuf mois avec d'autres pays arabes et occidentaux dans une campagne aérienne contre l'EI en Irak et en Syrie voisine, où les jihadistes occupent la moitié du territoire.
 
Avec AFP
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