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Élections locales en Italie : victoire en demi-teinte pour Matteo Renzi

Le président du Conseil italien Matteo Renzi.
Le président du Conseil italien Matteo Renzi. Andreas Solaro, AFP

Le centre gauche du président du Conseil italien Matteo Renzi a confirmé sa place de premier parti du pays aux élections régionales en Italie, qui se sont tenues dimanche, malgré un résultat en net recul par rapport aux européennes.

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Le Parti démocrate (PD) du président du Conseil Matteo Renzi a réussi son premier test électoral d'envergure, en confirmant lundi sa place de premier parti du pays aux élections régionales en Italie. Avec toutefois un bémol à valeur d’avertissement, puisque son résultat est en net recul par rapport aux élections européennes il y a un an, qui s’étaient soldées par un triomphe avec près de 40,1 % des suffrages.

Alors que les opérations de dépouillement se poursuivent lundi 1er juin, et dans l'attente de résultats définitifs, selon des projections diffusées par la télévision publique RAI dans les sept régions où avait lieu le scrutin, le PD était en tête avec 23,7 %. Il est suivi par le contestataire Mouvement 5 étoiles à 18,4 %, la Ligue du Nord anti-immigration à 12,5 %, et Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi, à 10,7 % seulement.

Les élections régionales et municipales partielles en Italie ont été marquées dimanche par une forte baisse de la participation : 53,9 % contre 64,1 % aux européennes.

Le PD conserverait la Toscane, fief électoral de Matteo Renzi, l'Ombrie, les Marches et les Pouilles. Il devrait par ailleurs conquérir la Campanie, la région de Naples. Selon les projections, il devrait perdre en revanche la Ligurie, la région de Gênes, au profit de Forza Italia. La Ligue du Nord devrait confirmer son emprise sur la Vénétie.

Cette bataille électorale est la première d'importance depuis les élections européennes, remportées haut la main par le Parti démocrate du populaire Matteo Renzi. Ce dernier comptait sur ces élections "pour asseoir un peu plus son pouvoir", expliquait récemment Natalia Mendoza, la correspondante de France 24 en Italie.

Pourtant, la presse nationale italienne soulignait lundi l'affaiblissement relatif du président du Conseil : "Aujourd'hui pour Renzi, il est plus difficile de gouverner", commentait le journal de centre droit "La Stampa", tandis que "La Repubblica" titrait : "Aux élections régionales, un stop pour Renzi".

Plusieurs commentateurs soulignaient aussi que, selon les projections, la Ligue du Nord, aux positions anti-européennes et souvent xénophobes, semble passer devant Forza Italia, le parti de centre droit fondé par Silvio Berlusconi, confirmant ainsi que son règne sans partage dans la droite italienne a vécu.

Avec AFP

 

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