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Grèce : Tsipras et Juncker n'arrivent pas à se mettre d'accord

La Grèce et ses créanciers n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur les réformes à mener pour débloquer la dernière tranche d'aide internationale.
La Grèce et ses créanciers n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur les réformes à mener pour débloquer la dernière tranche d'aide internationale. AFP

Il n'y a pas eu d'accord à l'issue de la très attendue rencontre, mercredi, entre le Premier ministre grec Alexis Tsipras et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Les divergences sur les réformes à mener subsistent.

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"Je n'ai dormi que trois heures après une négociation longue et sportive avec le Premier ministre grec." Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, a voulu ainsi souligner, jeudi 4 juin, qu'il n'avait pas ménagé ses efforts pour aboutir à un accord avec Alexis Tsipras.

Mais malgré les heures passées à discuter ensemble, les deux hommes n'ont pas réussi à trouver un terrain d'entente quant aux réformes à lancer en Grèce pour débloquer, en contrepartie, un prêt international de 7,2 milliards d'euros à Athènes.

Les créanciers publics - Fonds monétaire international (FMI), Banque centrale européenne (BCE) et Union européenne (UE) - avaient établi, mardi 2 juin, une liste commune d'exigence. Alexis Tsipras est, quant à lui, arrivé à Bruxelles avec ses propres propositions.

Les deux camps ont insisté pour que les négociations prennent comme point de départ leurs propositions. En clair, et même si Alexis Tsipras a assuré que des "avancées" avaient été réalisées, l'éventualité d'un accord n'est pas encore à l'ordre du jour.

Plus de 300 milliards d'euros de dette à rembourser

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, pourrait revenir à Bruxelles vendredi soir pour
poursuivre les discussions avec des responsables de l'Union européenne, auxquelles les dirigeants du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque centrale européenne (BCE) pourraient participer, a déclaré jeudi un haut fonctionnaire de
l'UE. Ce dernier a, par ailleurs, souligné qu'une réunion n'avait pas encore été officiellement organisée mais qu'elle était "probable".

L'enjeu de ces négociations est de savoir si la Grèce va, financièrement, survivre à ce mois de juin. Le pays doit, vendredi 5 juin, rembourser 300 millions d'euros au FMI puis encore 800 millions d'euros avant la fin du mois. Alexis Tsipras a assuré que son gouvernement disposait de l'argent pour honorer la première échéance, mais ne s'est pas exprimé sur la seconde.

La Grèce doit un total de 320 milliards à ces créanciers, ce qui représente 175 % de son produit intérieur brut (PIB). Quelque 65 % de ces créances sont détenues par les gouvernements de la zone euro et 8,7 milliards d'euros par la Banque centrale européenne.

Avec AFP
 

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