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En images : Alger dévoile sa première Fashion Week

Créations du couturier Nabil Hayari.
Créations du couturier Nabil Hayari. Assiya Hamza, FRANCE 24

Alger a donné, mercredi, le coup d’envoi de la première Fashion Week organisée dans le pays. Jusqu'au 13 juin, une trentaine de créateurs défileront sur le podium du Palais de la culture.

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, envoyée spéciale à Alger

Le cadre est idyllique, la vue imprenable. Sur la terrasse du Palais de la culture d’Alger, en ce mercredi 10 juin, des dizaines de personnes s’activent, telles de petites abeilles. Sous un soleil de plomb, les équipes alignent les chaises de chaque côté du "catwalk" noir sur lequel, dans quelques heures, défileront les mannequins de la première Fashion Week en Algérie. Un pari fou. En à peine trois mois, cet ambitieux projet a vu le jour afin de mettre en lumière une trentaine de jeunes créateurs du bassin méditerranéen, et ce jusqu'au 13 juin.

"Je voulais mettre en avant mon magnifique pays, explique Lynda Younga-Berber, présidente de la société Ambassadrice Nouvelle Méditerranée, co-organisatrice de l’évènement avec Pierre Prigent-Humblot, ex-responsable en communication et marketing, et le créateur de mode franco-algérien Samir Pain. J’étais jalouse du succès touristique de la Tunisie et du Maroc alors que l’Algérie est un pays magnifique et méconnu. Faire venir des créateurs ici et transformer Alger en capitale de la mode est un merveilleux moyen de changer cette image."

"Les Algériennes peuvent porter des mini-jupes"

Penser Alger comme une capitale de la mode féminine peut paraître une gageure au regard des récentes polémiques sur la longueur de la jupe ou le retour en grâce du traditionnel haïk [étoffe blanche rectangulaire recouvrant tout le corps, NDLR]. Et pourtant. Dans les rues de la capitale algérienne, il y en a pour tous les goûts. "Les Algériennes peuvent s’habiller de manière traditionnelle, porter le foulard mais aussi porter des décolletés et des mini-jupes. Tout cela cohabite car il y a de la place pour toutes les modes", insiste Lynda Younga-Berber.

Après deux heures de retard sur le programme initial, la musique retentit et les mannequins drapés dans les robes du français Nabil Hayari foulent enfin le "catwalk". Le créateur de haute couture, déjà mondialement reconnu, a l’honneur d’ouvrir le bal. Perles de cristal, dentelles, drapés de mousseline ornent des robes d’un blanc presque immaculé ou de couleurs éclatantes comme le rouge ou le bleu turquoise. Quarante créations, rapatriées des quatre coins de la planète pour l’occasion, se succèdent sous le regard conquis du public.

Narciso Domingo Machiavelli, celui qui ose tout

L’autre sensation de la soirée s’appelle Narciso Domingo Machiavelli. Le créateur tunisien ose tout. Et ce n’est pas pour déplaire à Farida Khelfa, muse de Jean-Paul Goude et de Jean-Paul Gaultier dans les années 1980, ambassadrice de l’évènement : "Il y a une belle recherche de matières, de très belles coupes. Je suis étonnée par sa maturité malgré son très jeune âge. C’est très intéressant et surtout prometteur."

Alors que la nuit tombe sur Alger, la première journée de la Fashion Week s’achève avec les créations de Samir Pain. Lui aussi habitué des podiums, le Franco-Algérien a choisi une dizaine de robes élégantes pour clôturer le bal. Fourreau ou à traîne, à sequins ou dans des matières soyeuses et brillantes, ce classique chic ravit l’assistance, bien que non professionnelle, de la soirée. Nul doute que le public viendra admirer les créations des autres jeunes talents qui feront d’Alger la capitale de la mode jusqu’à samedi.

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