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Vidéo : au Rwanda, rafales de pétitions pour un troisième mandat de Kagamé

Les pétitions arrivent massivement au Parlement rwandais pour réclamer un troisième mandat du président Paul Kagamé.
Les pétitions arrivent massivement au Parlement rwandais pour réclamer un troisième mandat du président Paul Kagamé. France 24

Au Rwanda, la campagne pour une révision de la Constitution ouvrant la voie à un troisième mandat de Paul Kagamé prend un nouveau virage. La moitié des électeurs Rwandais auraient signé des pétitions en ce sens. Certains dénoncent des pressions.

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Malgré les pressions internationales, des milliers de pétitions affluent au Parlement rwandais pour réclamer un troisième mandat du Paul Kagamé, théoriquement interdit par la Constitution de 2003. Selon les autorités, la moitié des Rwandais en âge de voter auraient signé. Un engouement populaire spontané ? Certains témoignages sèment le doute.

>> À lire sur France 24 : "Washington s'oppose à un éventuel troisième mandat de Paul Kagame"

Les journalistes de France 24 ont notamment rencontré un jeune homme qui a refusé de signer. Anonymement, il témoigne avoir subi des pressions : "Comme je refusais de signer, le maire du quartier est venu me dire que si j’avais besoin de quoi que ce soit, d’un document administratif par exemple, je ne pourrai pas l’avoir. Ils m’ont même traité d’ennemi de l’État".

Des accusations que les autorités rejettent en bloc. "Jusqu’à présent, personne n’a porté plainte pour dire que ses droits avaient été violés […], assure Ladislas Ngendahimana, membre du ministère de l’administration locale. "Nous n’avons jamais vu quelqu’un qui disait qu’il avait refusé de signer. Et d’ailleurs jusqu’à présent, personne n’a dit : 'Moi, j’ai été obligé de signer, j’ai été contraint de signer cette pétition'".
Le Parlement doit se prononcer d’ici la fin de l’été sur la suite à donner à ces pétitions. Un référendum pourrait être organisé. Le chef de l’État Paul Kagamé, au pouvoir depuis 2003, n’a pour l’heure pas réagi. Début juin, les États-Unis ont fait savoir qu’ils refusaient que l’homme fort de Kigali brigue un troisième mandat.

 

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