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À Alger, Hollande salue "la grande maîtrise intellectuelle" de Bouteflika

François Hollande et Abdelaziz Bouteflika à Alger, le lundi 15 juin.
François Hollande et Abdelaziz Bouteflika à Alger, le lundi 15 juin. AFP

"C’est rare de rencontrer un chef d’État qui a cette capacité de jugement", a estimé le président français après sa rencontre avec son homologue algérien, dont la faculté à diriger le pays est mise en doute depuis ses dernières hospitalisations.

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En visite express d'une demi-journée à Alger, le président français, François Hollande,  a rencontré, lundi 15 juin, son homologue algérien, dont la capacité à diriger le pays est largement remise en question depuis ses dernières hospitalisations.

"Le président Abdelaziz Bouteflika m'a donné l'impression d'une grande maîtrise intellectuelle, c’est rare de rencontrer un chef d’État qui a cette alacrité, cette capacité de jugement, a indiqué le président français lors d'un point presse organisé après la rencontre. Je ne suis pas médecin, je ne viens pas comme médecin. La qualité de la discussion a été particulièrement élevée." Et d'ajouter : "Il a toutes les capacités pour apporter sa sagesse et son jugement pour régler les crises de ce monde. Je le dis vraiment avec sincérité et franchise."

>> À lire sur France 24 : L'impossible "empêchement" du président Bouteflika

C'est la deuxième fois que François Hollande se rend en Algérie en tant que président, après une première visite en décembre 2012, largement consacrée à panser les plaies du passé colonial.

Pour cette visite consacrée aux questions économiques et de sécurité, le président français a rencontré dans un premier temps le Premier ministre algérien, Admelmalek Sellal, et dans un second Abdelaziz Bouteflika. Le chef de l'État algérien, âgé de 78 ans, séjourne dans une résidence médicalisée à Zéralda, près d'Alger. Diminué depuis un AVC en 2013, il continue toutefois de diriger le pays mais n'apparaît quasiment plus en public.

Pour le politologue Rachid Grim, la rencontre entre les deux chefs d'État constitue une opération de communication, qui vise à montrer "qu'Abdelaziz Bouteflika est toujours aux manettes, qu'intellectuellement il a encore toutes ses facultés, même s'il est diminué physiquement".

"Ce sera une victoire pour le pouvoir s'ils arrivent à faire dire à François Hollande qu'il a rencontré quelqu'un d'intellectuellement valide", estimait le politologue avant la rencontre. C'est désormais chose faite.

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