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Un rapport officiel israélien juge "légale" la guerre de l'été 2014 à Gaza

Des soldats israéliens à bord d'un char, le 5 août 2014, près de la bande de Gaza.
Des soldats israéliens à bord d'un char, le 5 août 2014, près de la bande de Gaza. Thomas Coex, AFP, Archives

Un rapport officiel israélien rendu public dimanche conclut que l'offensive militaire de l'été 2014 dans la bande de Gaza était "légale et légitime". Il disculpe également les soldats sur la mort de civils.

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L'État hébreu a rejeté, dimanche dans un rapport officiel, les accusations contre son armée lors de son offensive sur Gaza durant l'été 2014, qui a provoqué la mort de 2 200 Palestiniens, en majorité des civils.

Dans son rapport de 227 pages, publié également en anglais, le gouvernement israélien estime que ses soldats n'ont "pas intentionnellement visé des civils ou des cibles civiles" et que leurs actions étaient "légitimes" et légales".

Ces conclusions vont à l'encontre des rapports alarmants d'ONG et d'organisations internationales, de même que des déclarations de soldats israéliens qui ont récemment défrayé la chronique dans le pays. Tous ont dénoncé un usage "indiscriminé" de la force à l'encontre de civils dans un territoire exigu, surpeuplé et sous blocus terrestre, maritime et aérien israélien depuis huit ans.

"La plupart des faits qui ont semblé à des parties extérieures relever d'attaques sans discernement contre des civils ou des cibles civiles étaient en fait des attaques légitimes contre des cibles militaires, sous des apparences civiles, relevant des opérations militaires des groupes terroristes", rétorque le rapport, alors qu'Israël accuse régulièrement le Hamas, au pouvoir à Gaza et dont les hommes ont combattu les troupes israéliennes durant les trois offensives lancées par Israël ces six dernières années, de se servir des civils gazaouis comme de "boucliers humains" pour mener des "crimes de guerre".

Une accusation que les Palestiniens renvoient à l'État hébreu et pour laquelle ils ont adhéré à la Cour pénale internationale (CPI) dans le but avoué d'y poursuivre des dirigeants israéliens. La procureure de la CPI, Fatou Bensouda, a décidé en janvier un examen préliminaire des événements pour "déterminer s'il existe un fondement raisonnable" pour ouvrir une enquête.

Le rapport de l'ONU attendu fin juin

La prochaine échéance de ce long processus judiciaire approche à grand pas : fin juin, la Commission des droits de l'Homme de l'ONU doit rendre son propre rapport sur la guerre de Gaza, un texte qui n'a pas encore été publié mais que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a déjà rejeté comme une "perte de temps". La commission de l'ONU est "un organisme qui a voté plus de résolutions contre Israël que contre la Syrie, l'Iran et la Corée du Nord réunis", a-t-il martelé devant ses ministres.

"Israël est la cible d'une campagne de délégitimisation sans précédent (...), le but est de salir Israël et nous riposterons", a-t-il promis, alors que l'État hébreu mène actuellement une contre-offensive active contre les appels internationaux au boycott et les critiques à l'étranger. Pour lui, le coupable est le Hamas, "une organisation terroriste meurtrière coupable d'un double crime de guerre : d'une part, elle tire volontairement sur des civils et d'autre part, elle se cache derrière d'autres civils".

Le porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri, a jugé de son côté sans valeur le rapport israélien. "Les crimes de guerre israéliens sont clairement établis car ils ont été commis devant les caméras", a-t-il dit.

Le 8 juillet 2014, Israël avait lancé une offensive aérienne, et terrestre un temps, contre la bande de Gaza, dans le but de faire cesser les tirs de roquettes depuis la petite enclave sous blocus vers son territoire. En 50 jours, près de 2 200 Palestiniens ont été tués, dont plus de 500 enfants selon l'ONU, tandis que 73 personnes ont péri côté israélien, dont 67 soldats.

Ce bilan avait fait de 2014 l'année la plus meurtrière depuis 1967 et l'occupation israélienne des Territoires palestiniens, selon l'ONU, qui recense 11 Palestiniens tués depuis début 2015 par des soldats israéliens, le dernier dimanche matin près de Ramallah.

Avec AFP
 

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