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Double attentat de N'Djamena : le gouvernement tchadien accuse Boko Haram

Devant l'école de police, à N'Djamena, le 15 juin 2015.
Devant l'école de police, à N'Djamena, le 15 juin 2015. Les Observateurs de France 24 via @bobmoustach

La capitale tchadienne a été frappée lundi par un double attentat-suicide, qui a notamment visé le commissariat central de N'Djamena et l'école de police. Au moins 23 personnes ont été tuées. Le gouvernement tchadien accuse Boko Haram.

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Au Tchad, un double attentat-suicide a frappé N'Djamena, lundi 15 juin au matin, visant le commissariat central et l'école de police. Selon le gouvernement tchadien, 23 personnes sont mortes dans cette série d'explosions et 101 ont été blessées.

Quatre "terroristes" ont également été tués dans ces deux attaques et "la situation est sous contrôle", selon le communiqué du gouvernement, lu à la radio nationale.

Le modus operandi des assaillants portait la marque des islamistes armés nigérians de Boko Haram. Même si le double attentat n'avait toujours pas été revendiqué lundi après-midi, le gouvernement tchadien a accusé la secte islamiste d'être responsable de l'attaque.

"Boko Haram se trompe de cible. Ces terroristes sans foi seront débusqués et mis hors d'état de nuire où qu'ils soient", a déclaré Sylla Bakari, le ministre tchadien de la Communication. Les forces de sécurité ont bouclé le secteur et interdit de circulation les véhicules aux vitres fumées.

La France, de son côté, a condamné ces attaques meurtrières, les premières de ce type dans la capitale tchadienne. Elle a assuré le Tchad de son "soutien dans la lutte contre le terrorisme", dans une déclaration du ministère des Affaires étrangères.

Quelques heures plus tard, le président Hollande a affirmé depuis Alger qu'il n'y avait "pas de doute" sur le fait que le mouvement islamiste radical Boko Haram était "responsable" de ce double attentat."Il n'y a pas de doute que Boko Haram est responsable et devra rendre compte de cette nouvelle horreur humaine", a ajouté le chef de l'État lors d'une conférence de presse, après un entretien avec le président algérien Abdelaziz Bouteflika.

Le Tchad est en première ligne dans la guerre contre les islamistes armés de Boko Haram. Il est également toujours engagé au nord du Mali contre les jihadistes.

C'est à N'Djamena que la France a établi le quartier général de son opération Barkhane au Sahel. C’est aussi dans la capitale tchadienne que la force régionale de lutte contre Boko Haram aura son commandement. Cette force d’intervention, baptisée MNJTF (selon son acronyme anglais), créée à l’initiative du Nigeria, du Tchad, du Niger, du Cameroun et du Bénin, le 11 juin, devrait être opérationnelle d’ici le 30 juillet. Elle rassemblera près de 9 000 hommes.

Avec AFP et Reuters

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