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La mort du chef jihadiste algérien Belmokhtar démentie par Aqmi

Capture d'écran non datée fournie par l'agence de presse de Mauritanie de Mokhtar Belmokhtar.
Capture d'écran non datée fournie par l'agence de presse de Mauritanie de Mokhtar Belmokhtar. ANI/AFP/Archives

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a démenti la mort de son ancien chef, le jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar, dans une frappe américaine le week-end dernier en Libye, pourtant annoncée par le gouvernement libyen.

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Après le groupe islamiste al-Mourabitoune, c’est au tour d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) de démentir, ce vendredi, la mort du chef jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar dans une frappe aérienne américaine le week-end dernier en Libye.

"Le moujahid Khaled Abou al-Abbas est toujours vivant et se porte bien", indique un communiqué d'Aqmi mis en ligne dans la nuit de jeudi à vendredi sur des sites jihadistes, utilisant le nom sous lequel Belmokhtar est largement connu dans les milieux extrémistes.

 >> À lire sur France 24 : "Mokhtar Belmokhtar, contrebandier devenu professionnel du rapt"

Dans un communiqué cité jeudi par l'agence privée mauritanienne Al-Akhbar, le groupe Al-Mourabitoune dirigé par Belmokhtar avait déjà démenti la mort de son chef, responsable de la prise d'otages meurtrière d'In Amenas en Algérie, en janvier 2013.

Washington, qui a mis sa tête à prix pour 5 millions de dollars, a annoncé avoir mené dimanche un raid dans l'est de la Libye pour tenter d’éliminer Mokhtar Belmokhtar. Le Pentagone s’est depuis refusé de confirmer ou d’infirmer la nouvelle de sa mort, annoncée pourtant avec empressement par le gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale.

Dans un communiqué publié mardi, le groupe jihadiste libyen Ansar al-Charia avait démenti que Belmokhtar faisait partie des "sept martyrs tués" dans le raid qui avait visé une ferme près d'Ajdabiya, à 160 km au sud de Benghazi, principale ville de l'est de la Libye.

En mai dernier, celui qui est surnommé "le borgne" ou encore "Mister Marlboro" [ainsi surnommé pour les divers trafics auquel il se serait livré au Sahel : drogue, alcool, cigarettes…] avait réaffirmé la loyauté de son groupe à Al-Qaïda et démenti l'allégeance à l'organisation de l’État islamique (EI) proclamée par un autre dirigeant des Al-Mourabitoune, laissant présager une sérieuse discorde dans la hiérarchie du mouvement terroriste.

Donné pour mort plusieurs fois, Belmokhtar, figure de l'insurrection jihadiste en Afrique du Nord et au Sahel, court toujours.

Avec AFP

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