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Europol crée une unité pour combattre l'EI sur Twitter

Dix à 20 officiers de police vont être affectés à la nouvelle unité de traque de l'organisation de l'État islamique sur Twitter.
Dix à 20 officiers de police vont être affectés à la nouvelle unité de traque de l'organisation de l'État islamique sur Twitter. Pixabay

Une nouvelle unité de l'office européen de police Europol va commencer, à partir du 1er juillet, à combattre la présence de l'organisation de l'État islamique sur Twitter.

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Ils seront entre 10 et 20. Leur mission : lutter, à partir du 1er juillet, contre la propagande de l'organisation de l'État islamique sur Twitter et, si possible, mettre un holà à l'activité des quelque 50 000 comptes, au moins, reliés à ce mouvement terroriste.

C'est dire l'immensité de la tâche de cette unité mise en place par l'office européen de police Europol. Le but fixé à cette nouvelle force de cyber-policiers est de faire fermer les comptes ciblés dans les deux heures de leur création.

Avec environ 100 000 tweets envoyés par jour depuis ces comptes, d'après les estimations du quotidien britannique "The Guardian", Twitter serait la plateforme de propagande favorite pour les sympathisants de l'EI, d'après Europol. 

Identifier les meneurs

Le service de police européen reconnaît que "la facilité pour créer un compte [sur Twitter]" rend difficile le simple jeu de chat et de la souris entre les cyber-officiers et les jihadistes. C'est pourquoi la nouvelle unité va travailler avec des sociétés spécialisées dans l'utilisation des réseaux sociaux pour identifier les "meneurs" du cyber-jihad sur Twitter. Europol espère ainsi pouvoir s'attaquer à ceux qui sont les plus influents et dont l'activité sert de modèle aux autres, a expliqué Rob Wainwright, le directeur d'Europol, au "Guardian".

"Il y a certains comptes 'officiels', opérés depuis la Syrie ou l'Irak, dont chaque tweet, photo ou vidéo est ensuite partagé à de multiples reprises, rendant très difficile de contenir le message", souligne Dominic Casciani, expert en questions de sécurité pour la chaîne britannique BBC.

Cette nouvelle unité d'Europol espère ainsi rendre Twitter moins efficace comme arme de recrutement massif entre les mains des l'EI. Mais pour Aaron Zelin, un spécialiste américain des mouvements jihadistes, le célèbre réseau de microblogging n'est qu'une porte d'entrée. "Les conversations qui visent à convaincre les candidats au jihad se déroulent ensuite sur Skype, ou d'autres plateformes comme WhatsApp ou Kik", explique-t-il à la BBC.

Avec Reuters

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