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Syrie : l’EI gagne du terrain à Hassaké face aux forces du régime

Des soldats de l'armée syrienne.
Des soldats de l'armée syrienne. Archives, AFP

Les jihadistes de l’EI poursuivent vendredi leur offensive dans le nord de la Syrie. À Hassaké, l'armée fait face à "une agression terroriste sans précédent", selon les autorités, qui ont appelé les habitants à prendre les armes contre l’EI.

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Le gouvernement de Bachar al-Assad a admis vendredi 26 juin être en mauvaise posture à Hassaké, dans le nord-est de la Syrie. Le ministre de l'Information a déclaré que l'armée y faisait face à "une agression terroriste sans précédent", contredisant des déclarations du gouverneur qui avait déclaré plus tôt dans la journée que la ville était "sûre".

Indiquant qu'un bâtiment des services de sécurité avait été pris d'assaut et en partie détruit par les jihadistes de l'organisation de l'État islamique (EI), le ministre de l'Information a appelé les habitants à prendre les armes pour défendre la ville contre l'EI. "Je demande à tout homme, toute jeune femme et tout jeune homme de prendre les armes et de se rendre immédiatement sur la ligne de front pour défendre la ville", a déclaré Omran al Zoubi à la télévision d'État.

Les détenus libérés de prison

L'EI, qui s'est emparé de plusieurs quartiers de la ville, a annoncé vendredi après-midi sur son compte Twitter avoir libéré les détenus de la prison d'Hassaké. L’organisation jihadiste a également mené un attentat-suicide à la voiture piégée près d'un local des services de sécurité, dans le sud de la ville, tuant au moins 20 membres des forces gouvernementales, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

>> À lire sur France 24 : "À Kobané, l'EI massacre plus d'une centaine de civils"

Du côté du camp adverse, l'armée de l'air syrienne a mené des raids au sud d'Hassaké, a rapporté l'OSDH. Selon l'agence de presse officielle syrienne Sana, un grand nombre de combattants de l'EI ont été tués par ces frappes. Mais cette information n'a pas été confirmée de source indépendante.

Hassaké, qui comptait environ 300 000 habitants avant le début de la guerre, est divisée en plusieurs zones administrées séparément par le gouvernement syrien et par des autorités kurdes.

Les jihadistes se sont rendus maîtres du quartier d'Al-Nachoua et des zones voisines, au sud-ouest de la localité. Proche des frontières de la Turquie et de l'Irak, la ville est totalement coupée par voie terrestre des zones encore contrôlées par le gouvernement syrien à l'ouest du pays.

60 000 civils déplacés

Le Bureau de l'ONU pour la coordination des affaires humanitaires a ainsi estimé vendredi matin que 50 000 personnes avaient déjà été déplacées dans la localité même d'Hassaké tandis que 10 000 autres avaient fui en direction du nord vers la ville d'Amouda, près de la frontière turque.

"On estime que 200 000 personnes pourraient tenter de fuir la ville dans les prochaines heures pour gagner les zones du nord du gouvernorat, principalement à destination d'Amouda et de Kamichli", précise l'organisation onusienne. Kamichli est située à 80 km au nord d'Hassaké, sur la frontière avec la Turquie.

Dans le même temps, les affrontements entre les jihadistes et les miliciens kurdes de l'YPG se poursuivent à Kobané, frontalière de la Turquie et tenue par les miliciens kurdes, où les assaillants ont tué près de 150 civils, ont indiqué vendredi l’OSDH et des sources kurdes.

Avec Reuters et AFP
 

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