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À Kobané, l'EI massacre plus d'une centaine de civils

Des blessés affluent vers l'hôpital de Suruc, commune turque proche de la frontière syrienne, après l'offensive de l'EI sur la ville kurde de Kobané.
Des blessés affluent vers l'hôpital de Suruc, commune turque proche de la frontière syrienne, après l'offensive de l'EI sur la ville kurde de Kobané. Ilyas Akengin, AFP

En l'espace de 24 heures, 146 civils ont été tués par l'organisation de l'État islamique à Kobané, selon l'OSDH. Les jihadistes ont lancé jeudi une nouvelle offensive contre cette ville kurde de Syrie.

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Un massacre. En l’espace de 24 heures, 120 personnes ont été tuées par les jihadistes de l’organisation de l’État islamique (EI) à Kobané, ville kurde de Syrie proche de la frontière turque. Jeudi 25 juin, 26 civils ont également été exécutés dans un village proche de Kobané, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

"Selon des sources médicales et des résidents dans la ville de Kobané, 120 civils ont été exécutés par l'EI dans leurs maisons, tués par les roquettes du groupe ou par ses tireurs embusqués" depuis jeudi, a indiqué Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH, accusant le groupe jihadiste d'avoir perpétré l'un de ses "pires massacres" en Syrie.

>> À lire sur France 24 : "De quoi Kobané est-elle le nom ?"

"Quand ils sont entrés dans la ville, les jihadistes ont pris position dans des immeubles aux entrées sud-est et sud-ouest et ils ont tiré sur tout ce qui bougeait", a indiqué Abdel Rahmane. "Des corps de civils, dont des femmes et des enfants, ont été retrouvés dans les maisons, exécutés par balles, beaucoup d'autres dans les rues."

L’EI a lancé jeudi une attaque surprise contre la ville. Des jihadistes seraient retranchés dans des immeubles et utiliseraient des civils comme boucliers humains, ont indiqué des combattants kurdes ainsi que l’OSDH. Il s’agit de l’un des "pires massacres" de civils commis par l’EI, selon cette organisation de défense des droits de l’Homme.

"Tuer le plus grand nombre de civils"

"Les jihadistes ne veulent pas contrôler la ville, ils viennent juste pour tuer le plus grand nombre de civils de la pire manière", a affirmé Mostafa Ali, un journaliste local originaire de Kobané, qui se trouve aux abords de la ville.

Cette attaque est, selon des analystes, une "vengeance" et une "opération de diversion" de la part des jihadistes qui ont subi une série de défaites ces derniers jours, face aux Unités de protection du peuple kurde (YPG) dans le nord de la Syrie. L'EI a perdu la ville de Tall Abyad, à la frontière avec la Turquie, et les YPG se trouvent à 56 km de Raqqa, le fief des jihadistes en Syrie.

D'après l'Observatoire, des centaines de civils ont quitté la ville depuis l'assaut de l'EI. "Chaque famille à Kobané a perdu un de ses membres jeudi", assure Arin Sheikhmos, un militant kurde interrogé par l’AFP.

Les YPG ont interdit aux habitants de circuler en raison de la présence de nombreux tireurs embusqués de l'EI, affirme l’OSDH.

En janvier, avec l'aide des frappes aériennes de la coalition menée par les États-Unis, les YPG avaient chassé l'EI de cette ville frontalière de la Turquie, après quatre mois de combats.

Avec AFP et Reuters

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