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FRANCE

Attentat en Isère : le suspect a envoyé un selfie avec la tête de sa victime

Yassin Salhi se rendait régulièrement dans l'usine de gaz industriels du groupe américain Air Products, à Saint-Quentin-Fallavier, où il est soupçonné d'avoir commis un attentat, vendredi 26 juin, après s'être livré à une exhibition macabre de la tête de la victime.
Yassin Salhi se rendait régulièrement dans l'usine de gaz industriels du groupe américain Air Products, à Saint-Quentin-Fallavier, où il est soupçonné d'avoir commis un attentat, vendredi 26 juin, après s'être livré à une exhibition macabre de la tête de la victime. Jean-Philippe Ksiazek, AFP
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Vidéo par : FRANCE 2
4 mn

L'homme suspecté d'avoir tué son chef d'entreprise avant de commettre un attentat contre une usine de gaz industriels a envoyé un selfie avec la tête de sa victime. Le destinataire du message n'est pas connu des enquêteurs.

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Yassin Salhi, soupçonné d'avoir tué son chef d'entreprise avant de commettre un attentat en Isère, a envoyé un selfie avec la tête de sa victime, ont indiqué, samedi 27 juin, des sources proches du dossier, qui confirmaient une information de M6.

Cet autoportrait a été envoyé via l'application de messagerie instantanée WhatsApp vers un numéro nord-américain, a précisé une de ces sources.

La localisation du contact de Yassin Salhi n'est toutefois pas établie, ce numéro pouvant être un simple relais avant un rebond vers une autre destination, a-t-elle mis en garde. Les enquêteurs vont s'employer à retracer le trajet de ce cliché pour identifier son destinataire, en France ou à l'étranger.

>> À lire sur France 24 : "Yassin Salhi, un salafiste présumé au casier judiciaire vierge"

Yassin Salhi a par ailleurs commencé à parler aux enquêteurs, samedi soir, après avoir gardé le silence depuis son arrestation vendredi, a annoncé à l'AFP une source proche du dossier.

"Il était mutique mais il change de position" et "commence à s'expliquer sur le déroulé des faits", a ajouté cette source, sans plus de détail sur les déclarations de cet homme, arrêté sur les lieux de l'attentat. Après avoir été hospitalisé à Lyon, il a été placé vendredi soir en garde à vue. Il devrait être transféré dans la journée de dimanche dans les locaux de la police antiterroriste près de Paris, ont précisé des sources proches du dossier.

Impossible à ce stade de déterminer les causes de la mort du chef d'entreprise

Quant à l'autopsie sur la dépouille du chef d'entreprise assassiné et décapité vendredi, les premiers résultats révélés n'ont pas permis de déterminer les causes de sa mort, a indiqué samedi une source proche du dossier.

Des traces d'asphyxie par étranglement et d'égorgement ont été retrouvées. Mais "les constatations médico-légales ne permettent pas à ce stade, en l'état des examens pratiqués, d'affirmer quand la victime est décédée : après l'asphyxie, après l'égorgement ou du fait de la décapitation", a expliqué cette source, précisant que des examens complémentaires allaient être effectués.

Cet homme de 54 ans était le patron de Yassin Salhi, employé dans son entreprise de transports du Rhône depuis mars 2015. Au volant de camionnettes de cette société, Salhi se rendait régulièrement dans l'usine de gaz industriels du groupe américain Air Products, à Saint-Quentin-Fallavier, où il est soupçonné d'avoir commis un attentat après s'être livré à une exhibition macabre de la tête de la victime. Les employés le connaissant, il a pu entrer dans le site sans susciter la moindre méfiance.

Selon une source proche du dossier, qui confirmait une autre information de M6, l'épouse du chef d'entreprise assassiné l'a vu pour la dernière fois peu après  7h30 dans leur société de transport de Chassieu, dans le Rhône. Elle a alors croisé Salhi avant de constater que son mari n'était plus dans l'entreprise.

Avec AFP

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