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Nucléaire iranien : la phase ultime des négociations s’ouvre à Vienne

Le secrétaire d'État américain John Kerry et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif, le 2 avril 2015 à Lausanne.
Le secrétaire d'État américain John Kerry et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif, le 2 avril 2015 à Lausanne. Brendan Smialowski, AFP

La dernière étape des négociations sur le dossier nucléaire iranien, censées aboutir à un accord historique dans les prochains jours, s’ouvre samedi à Vienne, en présence des ministres des grandes puissances et de l’Iran.

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Les négociations sur le dossier nucléaire iranien entrent, samedi 27 juin à Vienne, dans une phase cruciale. Les ministres des grandes puissances (États-Unis, Royaume-Uni, France, Russie, Chine et Allemagne) et de l'Iran n'ont plus que quelques jours pour s’accorder sur les questions les plus difficiles.

Les pourparlers sur ce dossier, véritable feuilleton politico-diplomatique depuis 20 mois, sont censés s'achever le 30 juin, mais la plupart des négociateurs s'accordent à dire que les négociations pourraient être prolongées de quelques jours. D'une même voix, le chef de la diplomatie américaine John Kerry et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif ont d'ailleurs convenu avant d'entamer un entretien, qu'il y avait "encore beaucoup de travail".

Le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius est attendu samedi à Vienne, et ses homologues britannique Philip Hammond et allemand Frank-Walter Steinmeier pourraient venir dimanche, tout comme la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini.

Les discussions vont se poursuivre pendant plusieurs jours. "On va avoir des jours et des nuits tendus et compliqués. Il va falloir beaucoup de calme et de sang-froid", prévoit une source diplomatique occidentale citée par l’AFP. Et pour cause, le règlement des points clés du dossier "reste extrêmement problématique", selon cette source, pour qui des "désaccords importants" subsistent sur les sujets majeurs, même si "des progrès" ont pu être réalisés par ailleurs.

"Transparence, inspections, levée des sanctions, possible dimension militaire (du programme nucléaire iranien) : les sujets les plus difficiles sont à régler dans les jours qui viennent", a ajouté cette source, pour qui la conclusion finale est "maintenant une question de choix politiques".

Vendredi, l'un des principaux négociateurs iraniens, Abbas Aragchi, avait également fait état de "certains problèmes majeurs" dans les négociations. "Dans l'ensemble, le travail se fait difficilement et lentement", a-t-il déclaré, même s'il a, lui aussi, fait part de "progrès" sans détailler.

"Le plus dur pour la fin"

Depuis plusieurs mois, les principales divergences entre les deux parties portent notamment sur le calendrier de la levée des sanctions internationales, mises en place depuis 2005. Téhéran voudrait voir, dès la conclusion d'un accord, abandonnés ces embargos qui asphyxient l'économie du pays. En outre, il reste à s’entendre sur la question de l'inspection des sites militaires iraniens, que la République islamique refuse, ou encore sur les clarifications exigées par les grandes puissances sur la "possible dimension militaire" (PMD) du programme nucléaire iranien.

La communauté internationale veut obtenir des strictes garanties que le programme nucléaire iranien est purement à vocation civile et que Téhéran ne cherchera pas à se doter de l'arme atomique, en échange d'une levée progressive des sanctions.

Les Iraniens et les grandes puissances sont engagés depuis septembre 2013 dans d'intenses négociations pour parvenir à un accord qui consacrerait non seulement un rapprochement entre Washington et Téhéran, dont les relations sont officiellement rompues depuis 35 ans, mais aussi le retour sur la scène internationale de l’Iran, dont l'influence régionale grandissante irrite les pétromonarchies sunnites du Golfe, ainsi qu’Israël.

Le P5+1 et l'Iran ont conclu en novembre 2013 un accord intérimaire, renouvelé deux fois, et sont parvenus, dans la douleur, à fixer à Lausanne en avril dernier les paramètres de ce que pourrait être un accord définitif.

"Nous avons toujours su que, lorsque nous approcherions de la fin, cela deviendrait de plus en plus difficile, parce que les enjeux deviennent plus importants. On laisse toujours le plus dur pour la fin", a estimé un haut responsable américain sous couvert d'anonymat.

Avec AFP
 

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