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Attaque en Isère : la piste jihadiste remise en cause

Des policiers devant l'entrée de la société Air Products à Saint-Quentin-Fallavier, le 26 juin 2015.
Des policiers devant l'entrée de la société Air Products à Saint-Quentin-Fallavier, le 26 juin 2015. PHILIPPE DESMAZES / AFP

Le principal suspect de l'attaque dans l'Isère, Yassin Salhi, aurait reconnu devant les enquêteurs avoir tué son patron. Mais, selon un média français, son geste serait la conséquence d'un simple différend personnel avec celui-ci.

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Yassin Salhi a commencé à lever le voile sur son acte. L’auteur présumé de l’"attentat" – qui pourrait désormais être qualifiée d'"attaque" – commis vendredi à Saint-Quentin-Fallavier, en Isère, a reconnu avoir tué son patron, selon plusieurs sources proches de l'enquête.

Mais ce meurtre pourrait bien ne pas avoir de rapport avec "le terrorisme islamiste", aussitôt pointé du doigt par le Premier ministre Manuel Valls. Selon des informations de la chaîne d'information française iTélé, il aurait évoqué en garde à vue un dispute avec son employeur, puis la volonté de se suicider et de provoquer un coup médiatique. Une version qui reprend une hypothèse déjà formulée par Wassim Nasr et David Thomson, spécialistes des réseaux jihadistes à France 24 et RFI, selon laquelle le geste de Yassin Salhi pourrait être la conséquence d'un simple différend personnel avec son patron.

Quelques temps après l'attaque, le président de la République avait réagi de Bruxelles en déclarant qu'il s'agisait d'un attentat "de nature terroriste".

Deux drapeaux qui intriguent

La dépouille décapitée de son employeur a été retrouvée dans l’enceinte de l’entreprise, le corps près du véhicule et la tête accrochée sur un grillage entourée de deux drapeaux. Mais aucune des deux bannières n'est celle adoptée par Al Qaïda ou l'organisation de l'État Islamique (EI). Un élément qui fragilise lui aussi la thèse de l'attentat jihadiste.

L’examen du portable de Yassin Salhi a montré qu’il s’était pris en photo avec la tête de la victime et avait envoyé ce "selfie" à un correspondant au Canada via l’application WhatsApp. Le destinataire n’a pas encore été identifié.

Après avoir décapité son patron, le père de famille de 35 ans est soupçonné d'avoir projeté un véhicule contre des bonbonnes de gaz sur le site de l’usine Air Products sans faire de victime.

"Il prétend avoir tué [la victime] sur un parking", a-t-on dit dimanche de source proche du dossier. Interpellé par des pompiers sur le site de l’usine Air Products et maintenu depuis en garde à vue à Lyon, Yassin Salhi avait gardé le silence jusqu’à samedi.

>> À lire sur France 24 : "Yassin Salhi, un salafiste présumé au casier judiciaire vierge"

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