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Nouvelle désillusion pour le Brésil, éliminé par le Paraguay en quart de finale

Le Paraguay surprend le Brésil et se qualifie pour le dernier carré de la Copa America.
Le Paraguay surprend le Brésil et se qualifie pour le dernier carré de la Copa America. NELSON ALMEIDA / AFP

Coup de tonnerre au Chili : le Paraguay s'est hissé dans le dernier carré de la Copa America 2015 au détriment d'un Brésil une nouvelle fois décevant et amorphe (1-1, 4 tab à 3).

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De désillusions en désillusions. La Seleção a été éliminée, samedi, en quart de finale de la Copa America 2015, par le Paraguay (1-1, 4 tirs au but à 3), et déçoit une nouvelle fois ses supporters, un an après sa sortie cataclysmique lors du Mondial 2014 au Brésil face à l’Allemagne (1-7) en demi-finale. Ainsi, la demi-finale aux allures de finale entre l'Argentine et le Brésil tant attendue n'aura pas lieu.

Alors qu’on disait les Brésiliens en convalescence, grâce à une série en cours de dix victoires de suite, avant leur arrivée au Chili, le bilan de leur tournoi est en demi-teinte : deux victoires, un match nul et une défaite, avec un total de cinq buts marqués et quatre encaissés.

"Nous savions depuis le début que cela ne serait pas facile. Nous avons enregistré beaucoup de victoires, mais je n'étais pas encore satisfait", s'est défendu le sélectionneur Dunga. Nommé après le désastre de la Coupe du monde 2014, ce dernier a anticipé la tempête qui l'attendait à son retour au Brésil, en demandant aux supporters brésiliens "de regarder la vérité du football mondial".

"Les autres équipes ont beaucoup progressé, il faut rester humble et travailler, il faut de la continuité", a-t-il plaidé. À ses yeux, le problème du Brésil n'est pas le manque de talents à disposition, le départ trop jeune des meilleurs espoirs pour l'Europe ou encore sa tactique si peu brésilienne et très défensive du jeu. Non, le vrai problème, selon Dunga, c'est l'impatience de tout un pays. "Il y a toujours de la pression au Brésil, que l'on gagne ou que l'on perde (...), mais ça ne sert à rien de se lamenter sur notre sort", a insisté le champion du monde 1994, qui plaidait par ailleurs la maladie de quinze de ses joueurs.

Combativité et humilité

Toujours est-il que ce sont les erreurs grossières de ses joueurs, comme la main inutile du Parisien Thiago Silva qui a offert le pénalty de l'égalisation paraguayenne, leur manque de créativité et de détermination qui ont eu remis leurs adversaires en selle. Privée de son capitaine et sauveur Neymar, suspendu depuis son exclusion contre la Colombie, la Seleção, malgré l’activité de Robinho et de Coutinho n’a jamais reussi à faire sauter le coffre-fort paraguayen.

Elle a certes pris l'avantage dès la 15e minute grâce à Robinho à la conclusion d'un mouvement limpide avec Dani Alves dans le rôle du passeur décisif, mais elle n’a jamais su se mettre à l’abri.

De son côté, l'"Albirroja" n'est peut-être pas spectaculaire, mais elle a le mérite de ne jamais s'avouer vaincue. Comme l'Argentine a pu le constater lors de son premier match du tournoi qu'elle dominait 0-2, avant de devoir se satisfaire d'un nul (2-2). Combative, humble, solidaire et généreuse, cette sélection s’appuie sur des valeurs qui l’ont propulsée dans le dernier carré, à la surprise générale.

"Ce fut un match intense et disputé contre une grande équipe : nous savions ce que nous avions à faire pour les battre et nous l'avons fait, même si on a dû passer par les tirs au but. Cette victoire est avant tout celle de mes joueurs qui ont toujours été convaincus qu'ils pouvaient aller loin et battre le Brésil", a estimé le sélectionneur du Paraguay Ramon Diaz.

Avec AFP

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