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TRANSPORTS

Crash d'Air Algérie : l'enquête judiciaire révèle une série d'erreurs des pilotes

Des débris du vol AH 5017 qui s'est écrasé au Mali le 24 juillet 2014.
Des débris du vol AH 5017 qui s'est écrasé au Mali le 24 juillet 2014. Archives AFP
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Selon l'enquête judiciaire française sur le crash d'un avion d'Air Algérie, qui a fait 116 morts en juillet 2014 au Mali, une série d'erreurs de l'équipage est à l'origine de l'accident.

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Le crash du vol AH5017 d’Air Algérie, reliant Ouagadougou à Alger, le 24 juillet 2014, pourrait être dû à une accumulation d'erreurs des pilotes. En effet, l'enquête judiciaire française sur l'accident, qui a fait 116 morts dont 54 Français, pointe une série d'erreurs "tragiques", écrit jeudi "Le Figaro".

Selon les deux juges d'instruction qui ont rencontré mardi les familles des victimes, la cause principale de l'accident est "la non-activation du système d'antigivre des sondes moteur, alors que la température extérieure et la zone humide traversée requéraient sa mise en place", explique le site du quotidien. L’enquête conforte ainsi le Bureau d'enquêtes et analyses (BEA), qui doit publier en décembre son rapport final sur ce crash, et qui avait déjà annoncé en avril dernier que l'équipage n'avait vraisemblablement pas activé ce système, conduisant au dysfonctionnement de certains capteurs.

Ensuite, poursuit le quotidien, "pour tenter de récupérer l'assiette de l'appareil", le pilote aurait tiré le manche en arrière, au lieu de le pousser en avant, ce qui a amplifié le décrochage de l'avion.

Le vol AH5017 s'était désintégré en touchant le sol dans le nord du Mali une demi-heure après son décollage. Le McDonnell 83 avait été affrété par Air Algérie auprès de la compagnie espagnole de leasing Swiftair.

Par ailleurs, "Le Figaro" énumère d'autres faits et dysfonctionnements qui n'expliquent pas à eux seuls le crash mais y contribuent par leur accumulation. À titre d’exemple, le simulateur de vol sur lequel s'entraînait l'équipage n'était "pas exactement celui de l'avion".

En outre, si le pilote et le copilote avaient une expérience importante - tout en étant des "saisonniers", exerçant un autre métier six mois de l'année - ils n'avaient à leur actif qu'un seul vol en Afrique, où les conditions météorologiques sont particulières. À propos de la météo justement, le journal ajoute que l'équipage était parti avec une fiche météo mise à jour plus de deux heures et demie avant le décollage.

Avec AFP

 

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