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Le ministre grec des Finances accuse les créanciers d'Athènes de terrorisme

Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a aussi accusé les créanciers d'Athènes de vouloir "humilier les Grecs".
Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a aussi accusé les créanciers d'Athènes de vouloir "humilier les Grecs". Angelos Tzortzinis, AFP

Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a accusé les créanciers du pays de "terrorisme" et de vouloir "humilier les Grecs". Des mots très fort à la veille d'un référendum crucial pour l'avenir du pays.

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À moins de 24 heures d'un référendum crucial pour l'avenir de la Grèce, l'heure n'est plus à la courtoisie. Samedi 4 juillet, le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a sorti l'artillerie lourde en accusant les créanciers d'Athènes de "terrorisme".

"Ce qu'ils [les créanciers, NDLR] font avec la Grèce a un nom : terrorisme", a lâché Yanis Varoufakis, réputé pour sa liberté de ton, dans un entretien au quotidien espagnol "El Mundo", publié samedi 4 juillet. "Pourquoi est-ce qu'ils nous ont forcés à fermer les banques ? Pour insuffler la peur aux gens. Et quand il s'agit de répandre la peur, on appelle ce phénomène le terrorisme", développe le ministre en parlant de la politique menée par les créanciers d'Athènes, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque centrale européenne (BCE) et l'Union européenne.

>> À lire sur France 24 : "La Grèce a-t-elle les moyens de son référendum ?"

Faute d'être parvenu à un accord avec les créanciers sur une prolongation d'un programme d'aide financière au-delà du 30 juin, le gouvernement de gauche radicale grec a annoncé la fermeture des banques et le contrôle des capitaux jusqu'au 6 juillet.

Quel que soit le résultat du référendum de dimanche, auquel le Premier ministre Alexis Tsipras appelle à voter "non", les banques du pays rouvriront et il y aura un accord avec les créanciers, assure Yanis Varoufakis.

Faire de la Grèce un exemple

Pour le ministre des Finances, qui répète qu'en cas de victoire du "oui", il démissionnera, "aujourd'hui ce que veulent Bruxelles et la troïka, c'est que le 'oui' gagne pour pouvoir ainsi humilier les Grecs".

Il accuse aussi ses opposants de vouloir faire de "la Grèce un exemple pour les autres" à l'heure où en Espagne le parti de gauche radicale Podemos, allié du grec Syriza, gagne en force à l'approche d'élections législatives.

"Je crois que dans toute l'Europe, il y a besoin de partis comme Syriza et Podemos, des partis à la fois critiques à l'égard du système mais en même temps pro-européens et démocrates. Ceux qui nous détestent veulent nous faire passer pour anti-européens, mais non, ce n'est pas vrai, nous ne le sommes pas."

Avec AFP

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