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Un accord sur le nucléaire est "proche", selon le chef de la diplomatie iranienne

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Javad Zarif, photographié le 2 juillet depuis le balcon de l'hôtel Cobourg, à Vienne, où se tiennent les négociations.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Javad Zarif, photographié le 2 juillet depuis le balcon de l'hôtel Cobourg, à Vienne, où se tiennent les négociations. Samuel Kubani, AFP

L'Iran et les grandes puissances entament samedi la dernière phase des négociations sur le programme nucléaire iranien. Le chef de la diplomatie iranienne a notamment assuré qu'un accord n'avait "jamais été aussi proche".

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Le chef de la diplomatie iranienne se veut confiant. Dans un message vidéo posté sur Youtube, Javad Zarif assure qu'un accord sur le programme nucléaire iranien est "proche". "Nous n'avons jamais été aussi proches d'un accord", même s'il n'est pas "certain", a-t-il déclaré depuis le balcon du palace viennois abritant les négociations. Il ouvre même la voie à des perspectives de coopérations sécuritaires dans l'avenir.

Après des mois d'intenses négociations, les grandes puissances et l'Iran entament samedi 4 juillet à Vienne un week-end de discussions cruciales. Ils tentent de régler les derniers points épineux pour parvenir à conclure un accord de réduction du programme nucléaire iranien en échange de la levée des sanctions qui étouffent l'économie du pays. La date butoir pour la signature d'un accord définitif, initialement fixée au 30 juin, a été repoussée au 7 juillet.

Toutes les parties affirment qu'un accord est à portée de main. Une séance de négociations de six heures, qui a pris fin vendredi à  3 heures du matin, s'est déroulée entre la sous-secrétaire d'État américaine Wendy Sherman et les vice-ministres iraniens des Affaires étrangères Abbas Araqchi et Majid Takhteravanchi, a indiqué un responsable américain.

Selon le négociateur en chef pour la Russie, Sergueï Riabkov, le texte de l'accord est à plus de 90 % complet. Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, s'est dit jeudi persuadé que les parties parviendraient à un accord acceptable par tous.

Accès aux sites nucléaires

D'après responsables iraniens et occidentaux, un compromis pourrait notamment être en train d'émerger sur l'un des principaux points de divergence : l'accès aux sites nucléaires pour vérifier que l'Iran se conforme bien à ses engagements.

L'accord obligera l'Iran à réduire fortement ses activités d'enrichissement de l'uranium, pendant au moins 10 ans, de façon à ce que la communauté internationale soit sûre qu'il lui faille au moins un an pour produire la quantité d'uranium enrichi nécessaire à la fabrication d'une seule arme. Selon les calculs actuels, la République islamique n'aurait besoin actuellement que de deux à trois mois.

Un haut responsable iranien à Vienne a dit jeudi aux journalistes que l'Iran signerait le Protocole additionnel au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), qui codifie le régime d'inspection de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique). Il permet aux inspecteurs de l'AIEA un accès accru aux sites qu'ils soupçonnent d'abriter une activité nucléaire suspecte.

Reste aussi à résoudre le calendrier de levée des sanctions mises en place par les Nations unies, l'Union européenne et les États-Unis. L'Iran voudrait la fin des sanctions. Or, les États-Unis et l'Union européenne ont plutôt parlé de suspension, de façon à ce qu'elles puissent être réinstaurées en cas de non respect par l'Iran de l'accord.

S'il est conclu, l'accord mettra fin à plus de 10 ans de contentieux sur les activités nucléaires de Téhéran, accusé par les Occidentaux de vouloir se doter de l'arme nucléaire, ce que dément la République islamique.

Avec AFP et Reuters
 

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