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YÉMEN

La coalition arabe bombarde le siège du parti de l'ex-président Saleh à Sanaa

Raid aérien sur Sanaa (archives).
Raid aérien sur Sanaa (archives). Mohammed Huwais, AFP
3 mn

La coalition conduite par l'Arabie saoudite a mené un raid aérien sur le QG du parti de l'ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh, allié de la rébellion chiite des Houthis, lundi à Sanaa.

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Le siège du parti de l'ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh, allié des rebelles chiites Houthis, a été bombardé, lundi 6 juillet à Sanaa, par l'aviation de la coalition conduite par l'Arabie saoudite. Selon des témoins, l'attaque a fait plusieurs morts parmi les employés et les gardiens du bâtiment situé à Hadda, dans le sud de la capitale.

Le raid a été mené alors que des dirigeants de ce parti, le Congrès populaire général (CPG), rencontraient dans un autre endroit de la ville l'émissaire de l'ONU pour le Yémen, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed.

Faeqa al-Sayed, secrétaire adjointe et porte-parole du CGP, a déclaré que le QG du parti avait été détruit et elle a accusé la coalition de vouloir faire capoter les discussions menées avec les Nations unies.

"C'est une tentative de faire échouer les efforts de l'émissaire de l'ONU", arrivé dimanche à Sanaa pour tenter d'obtenir une trêve humanitaire et relancer le processus de paix au Yémen, a-t-elle indiqué sur le site almotmar.net, le journal en ligne du CPG.
"Cela ne nous empêchera pas de poursuivre nos efforts visant à créer un climat favorable à une coopération avec les Nations unies", a-t-elle ajouté.

Le CPG, ex-parti au pouvoir au Yémen, s'est allié aux rebelles Houthis, qui ont lancé l'an dernier une offensive d'envergure depuis leur fief de Saada, dans le Nord. Elle leur a permis, avec l'aide des unités de l'armée restées fidèles à Ali Abdallah Saleh, de prendre Sanaa et de larges territoires dans le nord, l'ouest et le centre du pays. Dans leur progression vers le Sud, ils ont poussé le président Abd Rabo Mansour Hadi à fuir Aden, où il s'était réfugié, pour s'exiler en Arabie saoudite. Riyad a alors pris, le 26 mars, la tête d'une coalition qui a lancé une campagne de frappes aériennes pour empêcher les rebelles et leurs alliés de prendre le contrôle tout le pays.

Par ailleurs, dans le Sud, 23 personnes ont péri lundi dans un raid aérien de la coalition qui a touché un marché d'une localité de la province de Lahj, a indiqué un responsable provincial. Le bilan ne pouvait pas être confirmé dans l'immédiat de source indépendante. En outre, la coalition a poursuivi ses raids notamment sur des sites militaires tenus par la rébellion ainsi qu'à Amrane, plus au Nord, et à Al-Mokha, ville portuaire située au niveau du détroit de Bab al-Mandeb, à l'entrée de la mer Rouge, selon des témoins.

Dimanche, près d'Aden, cinq civils ont été tués quand des obus tirés par les rebelles se sont abattus sur un jardin d'enfants dans le secteur de Mansoura, où se sont réfugiés des habitants fuyant les combats dans le grand port du Sud.

Avec AFP et Reuters

 

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