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Au dernier jour des tractations, les négociateurs dos au mur

Les négociateurs des grandes puissances et de l'Iran à la table des négociations, lundi 6 juillet 2015, à Vienne.
Les négociateurs des grandes puissances et de l'Iran à la table des négociations, lundi 6 juillet 2015, à Vienne. Joe Klamar, AFP

L'Iran et les grandes puissances tenteront, mardi, de trouver un compromis sur des questions décisives concernant le nucléaire iranien, avant l'expiration, ce 7 juillet, d'un accord qui sert de cadre aux négociations depuis novembre 2013.

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Les négociateurs des grandes puissances et de l'Iran se trouvent dos au mur, mardi 7 juillet, au dernier jour théorique des pourparlers pour trouver un accord historique sur le nucléaire iranien à Vienne, l'hypothèse d'une nouvelle prolongation étant de plus en plus probable.

Après dix jours de négociations acharnées dans la capitale autrichienne, les discussions butent toujours sur des questions "décisives", et la possibilité d'un "échec" ne peut être exclue, a confié une source diplomatique allemande.

Pour conjurer un tel scénario, qui ruinerait près de deux ans d'efforts destinés à apurer un contentieux qui empoisonne les relations internationales depuis plus de douze ans, la Maison Blanche, tout comme l'Iran, n'ont pas écarté, lundi, une nouvelle prolongation des négociations.

>> À voir sur France 24 : "Reportage : En Iran, le monde des affaires attend avec impatience un accord sur le nucléaire"

Initialement fixée au 30 juin, la date-butoir a été repoussée au mardi 7 juillet, d'un commun accord entre l'Iran et le groupe 5+1 (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne).

Un nouveau report, même de quelques heures, nécessiterait de prolonger une nouvelle fois l'accord intérimaire qui sert de cadre aux négociations depuis novembre 2013, et qui prévoit une suspension partielle des sanctions frappant l'Iran ainsi que le gel d'une partie de ses activités nucléaires.

La levée des sanctions, principal point de blocage

L'Iran, comme les grandes puissances, ont exprimé leur volonté d'aboutir, tout en refusant de souscrire à un "mauvais accord".

"Nous n'y sommes pas encore. Nous ne devrions pas sous-estimer le fait que d'importantes questions ne sont pas réglées. S'il n'y a pas de mouvement concernant ces questions décisives, un échec est envisageable", a déclaré la source allemande.

Lundi, tous les ministres des pays parties prenantes au dossier se sont retrouvés en réunion plénière, pour la première fois de ce round final de négociations. Sans toutefois pouvoir annoncer la "percée" espérée.

Malgré la conclusion d'un accord-cadre à Lausanne en avril, les chefs de la diplomatie américaine John Kerry et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif, qui n'ont guère quitté la table des négociations ces derniers jours, ne sont pas parvenus à aplanir tous les différends.

Les pourparlers butent sur les mêmes points clés depuis des mois, essentiellement la question des sanctions. Téhéran veut une levée substantielle et rapide de ses sanctions, qui étouffent l'économie du pays, notamment celles du Conseil de sécurité de l'ONU prises à partir de 2006.

Le P5+1 insiste, lui, sur un processus progressif et réversible au cas où Téhéran ne tiendrait pas ses engagements.

Avec AFP

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