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Des munitions et des explosifs volés sur un site militaire près de Marseille

Le site militaire de Miramas dans les Bouches-du-Rhône, le 7 juillet 1915
Le site militaire de Miramas dans les Bouches-du-Rhône, le 7 juillet 1915 Anne-Christine Poujoulat, AFP

Des munitions et des explosifs ont été dérobés sur le site militaire de Miramas, dans les Bouches-du-Rhône. Une enquête a été ouverte pour vol avec effraction commis en bande organisée et introduction frauduleuse dans une enceinte militaire.

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Le procureur de Marseille a annoncé mercredi 7 juillet qu’une enquête avait été ouverte après le vol de munitions et d’explosifs dans la nuit de dimanche à lundi sur le site militaire de Miramas dans les Bouches-du-Rhône, non loin de la cité phocéenne. Au moins 150 détonateurs, des pains de plastic et des grenades ont été dérobés dans cette enceinte.

Le vol visait l'établissement principal de munitions "Provence" dépendant du service interarmées des munitions, a précisé le procureur de la République Brice Robin. Cette base logistique est située à quelques centaines de mètres de la ville de Miramas elle-même. De grands bâtiments y abritent du matériel et, à quelques dizaines de mètres de la route qui longe le terrain militaire, sont alignées derrière deux grillages surmontés de barbelés des dizaines de petites constructions, semblables à des petites maisons à un étage, avec une seule fenêtre. C'est notamment ici que sont entreposés, à demi enterrés, explosifs et munitions.

Le site, connecté au réseau ferroviaire, est notamment utilisé pour les opérations extérieures (Opex) militaires de la France. Il a ainsi servi lors de l'intervention de la France au Mali.

À la suite de ce vol, le ministère de la Défense a indiqué dans un communiqué avoir ordonné une enquête de commandement "pour analyser les faits, l'organisation et les éventuelles responsabilités". Le ministre Jean-Yves Le Drian a également demandé une évaluation en interne de la protection de tous les sites militaires de stockage de munitions afin de proposer, sous quinzaine, "les mesures correctrices qui s'imposeraient."

La section de recherches de la gendarmerie nationale de Marseille et l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale sont chargés de l’enquête pour vol avec effraction commis en bande organisée et introduction frauduleuse dans une enceinte militaire. Interrogé sur RTL mardi matin au sujet de cette affaire, le Premier ministre, Manuel Valls, a dit n'avoir "aucune information sur ce sujet et sur les causes mêmes de ce vol".

En juillet 2008, 28 kilos d'explosifs avaient été volés dans un centre de déminage de la banlieue de Lyon. La ministre de l'Intérieur de l'époque, Michèle Alliot-Marie avait alors attribué cet acte criminel à des "défaillances dans la sécurisation du site".

Avec AFP et Reuters

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