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Un an après la guerre, Gaza toujours en ruines

Des enfants jouent dans les ruines d'un immeuble détruit pendant l'opération militaire israélienne "Bordure protectrice" contre la bande de Gaza, durant l'été 2014.
Des enfants jouent dans les ruines d'un immeuble détruit pendant l'opération militaire israélienne "Bordure protectrice" contre la bande de Gaza, durant l'été 2014. Said Khatib, AFP

Il y a un an, une nouvelle guerre éclatait dans la bande de Gaza, la troisième en six ans. Depuis la fin des combats, en août dernier, le cessez-le-feu a été respecté mais les stigmates du conflit sont toujours présents.

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Le 8 juillet 2014, Israël lançait l'opération "Bordure protectrice" contre la bande de Gaza, sa troisième offensive militaire en moins de six ans. Durant ce conflit qui a duré 51 jours, 2 251 Palestiniens ont été tués, dont 551 enfants, plus de 10 000 blessés. Côté israélien, 73 personnes ont été tuées, dont 67 soldats.

>> À voir sur France 24 : Billet retour à Gaza, un an après l'opération "Bordure protectrice"

Quelles sont les origines du conflit ?

Le 12 juin 2014, trois jeunes Israéliens sont enlevés près d'une colonie de Cisjordanie, puis assassinés. Le 2 juillet, trois extrémistes israéliens brûlent vif un adolescent palestinien de Jérusalem-Est. L'engrenage de la violence gagne la bande de Gaza : des tirs de roquettes en partent, Israël y mène plusieurs raids aériens.

L'escalade atteint son paroxysme le 7 juillet. À minuit, Israël lance officiellement son opération "Bordure protectrice", avec l'objectif de faire cesser ces tirs et de détruire les tunnels des groupes armés. Dix jours après, l'État hébreu fait entrer des troupes au sol pour les retirer le 5 août. Il assure alors que tous les tunnels ont été détruits mais qu'il y a "encore beaucoup d'autres missions à terminer". Le pilonnage aérien et depuis la mer se poursuit jusqu'au cessez-le-feu conclu le 26 août, au Caire.

Y a-t-il eu des crimes de guerre ?

Durant le conflit, les forces israéliennes ont tiré des dizaines de milliers d’obus sur des zones résidentielles. Les frappes aériennes ont atteint des habitations, des écoles, des hôpitaux et des professionnels de la santé.

De l'autre côté, des groupes armés palestiniens ont tiré des milliers de roquettes et d'obus de mortier vers Israël, stockant des munitions dans des zones résidentielles de Gaza d'où ils ont lancé leurs attaques. Les forces du Hamas ont exécuté au moins 23 Gazaouis qu’elles avaient accusés de "collaboration" avec Israël, et en ont arrêté et torturé d’autres.

Les belligérants s'accusent mutuellement de crimes de guerre. Le 22 juin, la commission d'enquête de l'ONU sur le conflit à Gaza concluait à de "possibles crimes de guerre" de la part d'Israël et des groupes armés palestiniens. Avant cela, plusieurs ONG de défense des droits de l'Homme ont accusé Israël de crimes de guerre pour avoir utilisé une force indiscriminée contre des civils et des bâtiments civils, parfois de l'ONU.

Un an après, où en est Gaza ?

Depuis l’offensive, l’enclave palestinienne, sous blocus depuis 2007 et dépourvue de ressources naturelles, peine à se relever. Gaza est restée en ruines et des milliers de familles vivent toujours dans des abris de fortune. L'argent manque à la reconstruction, mais aussi les matériaux dont le ravitaillement est contrôlé par les autorités israéliennes.

En revanche, le cessez-le-feu se maintient. Plusieurs roquettes ont été tirées depuis Gaza vers Israël, les mouvements armés palestiniens assurent avoir consolidé les tunnels qui ont constitué leur atout majeur durant la guerre et Israël continue de fourbir ses armes. Mais "ni Israël, ni le Hamas ne veulent d'une nouvelle guerre maintenant", explique le politologue gazaoui Moukhaïmer Abou Saada.

Ils auraient même rouvert le dialogue. Les deux parties échangeraient sur une éventuelle trêve de longue durée à Gaza en échange de l'obtention d'un port, la rénovation de l'aéroport de Gaza et la fin ou l’assouplissement du blocus.

Avec AFP

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