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L'État hébreu accuse le Hamas de détenir deux citoyens israéliens à Gaza

Avraham Mengistu. Ce jeune israélien d'origine éthiopienne, "est retenu contre son gré par le Hamas à Gaza".
Avraham Mengistu. Ce jeune israélien d'origine éthiopienne, "est retenu contre son gré par le Hamas à Gaza". Facebook

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a accusé le Hamas de détenir deux ressortissants israéliens dans la bande de Gaza. Jeudi, il a appelé la communauté internationale à obtenir leur libération.

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L’État hébreu a annoncé, jeudi 9 juillet, que deux de ses ressortissants étaient retenus dans la bande de Gaza. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a prévenu dans un communiqué qu'il "tenait le Hamas [le mouvement islamiste qui contrôle l'enclave palestinienne, NDLR] responsable du bien-être" des deux hommes.

"J'attends de la communauté internationale, qui exprime son inquiétude sur la situation à Gaza, qu'elle appelle de façon claire à la libération de ces citoyens et à leur retour", a-t-il ajouté, craignant qu’ils ne soient utilisés comme monnaie d'échange contre des détenus palestiniens.

Sur la foi de "renseignements crédibles", le ministère israélien de la Défense a rendu publiques jeudi des informations selon lesquelles Avraham Mengistu, un jeune israélien d'origine éthiopienne, "est retenu contre son gré par le Hamas à Gaza". Toujours selon le ministère, le jeune homme serait entré dans la bande de Gaza le 7 septembre 2014, peu après la fin de la dernière offensive extrêmement meurtrière d'Israël dans l'enclave.

Il a indiqué s'occuper du cas d'un Arabe israélien qui serait également détenu à Gaza, sans fournir davantage de détails, probablement à cause de la censure militaire qui l’en empêche.

Pour le moment, ni le Hamas, ni sa branche armée, les brigades Ezzedine al-Qassam, ne se sont exprimés officiellement sur cette affaire. Un cadre du Hamas a toutefois assuré à l'AFP, qu'"aucune négociation n'avait été officiellement ouverte" avec Israël sur ces enlèvements, qu'il n'a ni confirmés ni infirmés.

Mais, a-t-il prévenu, "rien n'est gratuit : avant même toute discussion, le Hamas exigera la libération de tous les Palestiniens relâchés en échange du soldat Gilad Shalit et de nouveau emprisonnés" par Israël.

Israël en contact avec des interlocuteurs internationaux et régionaux

À la mi-journée, le frère d’Avraham Mengistu, Asho Mengistu, s'est adressé à la presse devant la maison familiale, dans un quartier populaire d'Ashkelon, à une vingtaine de kilomètres de la bande de Gaza. "C'est un cas humanitaire car il n'est pas en bonne santé", a-t-il plaidé, entouré de ses proches, dont sa mère en larmes.

"Nous demandons au gouvernement de le ramener sain et sauf, nous demandons à la communauté internationale d'intervenir, nous demandons au Hamas de le libérer", a-t-il encore lancé.

Israël a annoncé avoir "fait appel à des interlocuteurs internationaux et régionaux pour qu'ils demandent la libération immédiate de M. Mengistu et obtiennent des informations sur son état". L'ancien chef du Shin Bet, la sécurité intérieure, Avi Dichter, a dit à la radio militaire espérer pouvoir combiner les négociations sur les deux Israéliens disparus à Gaza au rapatriement de corps de deux soldats israéliens.

Fin août, au moment du cessez-le-feu, le Hamas avait fait valoir qu'il avait mis la main sur les restes de deux soldats israéliens tués au cours de la guerre, le sous-lieutenant Hadar Goldin et le sergent-chef Oron Shaoul. Israël a déjà échangé par le passé des dépouilles de certains de ses soldats tués contre des prisonniers, notamment avec le Hezbollah, le mouvement politico-militaire libanais.

Avec AFP et Reuters
 

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