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Ouverture du premier procès d'un prélat accusé de pédophilie au Vatican

Erika Santelices, AFP

Le premier procès au Vatican d'un ancien archevêque accusé de pédophilie, Jozef Wesolowski, s'ouvre samedi au tribunal du Saint-Siège. L'accusé, hospitalisé en soins intensifs, ne sera pas présent à l'ouverture de son procès.

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Du jamais vu au Vatican. Pour la première fois s'ouvre samedi 11 juillet devant le tribunal du Vatican le procès d'un ancien archevêque polonais, Jozef Wesolowski, accusé d'abus pédophiles alors qu'il était nonce en République dominicaine.

L'ancien prélat, hospitalisé en soins intensifs, ne sera pas présent à l'ouverture samedi matin de son procès, a annoncé la salle de presse du Saint-Siège.

Le procès, qui a pris un peu de retard, devrait donc se réduire à une courte audience formelle permettant de constater l'absence de l'accusé et de renvoyer les débats à une date ultérieure, a-t-on précisé de sources vaticanes.

L'ancien nonce en République dominicaine, réduit il y a un an à l'état laïc, est accusé d'avoir eu des relations avec des mineurs dans un quartier chaud de Saint-Domingue alors qu'il était nonce de janvier 2008 à août 2013, puis d'avoir téléchargé sur Internet des milliers de photos pédo-pornographiques entre août 2013 et son arrestation le 22 septembre 2014.

Durcissement de l’Église catholique contre les prêtres pédophiles

D'abord assigné à résidence, l’homme âgé de 66 ans, avait bénéficié en décembre, pour des raisons de santé, d'une mesure lui accordant une plus grande liberté de mouvement à l'intérieur de la Cité-État.

En cas de condamnation, Josef Wesolowski risque six à sept ans de prison, sans compter d'éventuelles circonstances aggravantes. La peine pourrait être purgée dans l'enceinte même du Vatican.

Ce procès d'un ancien prélat est une première dans l'histoire récente du Vatican, et ces poursuites pour pédophilie illustrent la ligne plus sévère de l'Église pour faire face à ce fléau, même si les associations de victimes lui reprochent de ne pas aller assez loin.

Le mois dernier, le Saint-Siège a annoncé la création d'une nouvelle instance ecclésiastique pour sanctionner les évêques coupables de négligence ou de complicité avec des prêtres sous leur autorité accusés d'actes pédophiles sur des mineurs. Plusieurs évêques accusés d'avoir protégé des prêtres abuseurs ont été démis.

Avec AFP

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