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Des suspects juifs arrêtés pour l'incendie d'une église emblématique en Israël

Le 18 juin dernier, l'église de Tabgha, lieu emblématique du christianisme, avait été profanée.
Le 18 juin dernier, l'église de Tabgha, lieu emblématique du christianisme, avait été profanée. Menahem Kahana, AFP

Plusieurs personnes soupçonnées d'être impliquées dans l'incendie de l'église de la Multiplication des pains en juin dernier à Tabgha ont été arrêtées, a annoncé dimanche la police israélienne.

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C’est l’une des églises les plus célèbres de Galilée, où le Christ aurait accompli le miracle de la multiplication des pains, qui a été incendiée en juin dernier. La police israélienne a annoncé dimanche 12 juillet que "plusieurs suspects juifs" avaient été arrêtés et placés "en détention pour les besoins de l’enquête".

Ces personnes sont suspectées d'avoir incendié dans la nuit du 17 au 18 juin dernier le sanctuaire de Tabgha, haut lieu du christianisme, endommagé par un incendie ayant toutes les apparences d'un acte de haine religieuse. Deux pièces du complexe entourant l'église située sur la rive nord-ouest du lac de Tibériade avaient été ravagées par le sinistre qui avait suscité l'indignation. L'église elle-même n'avait pas été atteinte.

La police n'a pas donné le nombre de suspects, mais une organisation ultra-nationaliste juive a évoqué "trois jeunes juifs" arrêtés.

Censure sur l’identité des suspects

Le tribunal a ordonné la censure sur l'identité et les motivations des suspects arrêtés dans la nuit de samedi à dimanche. Les auteurs avaient laissé derrière eux, en grand et en rouge, un graffiti en hébreu, tiré d'une prière juive, appelant à éliminer d'Israël les idoles païennes.

L'organisation ultra-nationaliste Honenu, qui dit avoir pour but de "défendre les Israéliens face aux agressions arabes", a assuré que le tribunal avait interdit aux "trois jeunes juifs détenus de contacter leurs avocats".

Depuis des années, des activistes d'extrême droite ou des colons se livrent en Israël et dans les Territoires palestiniens, sous le label du "prix à payer", à des agressions et des actes de vandalisme contre des Palestiniens, des Arabes israéliens, des lieux de culte musulmans et chrétiens, ou même l'armée israélienne.

"Une terrible profanation"

Le sanctuaire de Tabgha attire chaque jour environ 5 000 visiteurs, selon les autorités catholiques. Il est bâti sur une église et une basilique des IVe et Ve siècles, elles-mêmes édifiées là où le Christ aurait multiplié cinq pains et deux poissons pour nourrir des milliers de fidèles.

La police israélienne avait rapidement interpellé dans les environs immédiats 16 jeunes colons juifs, dont 10 vivant à Yitzhar, réputé comme un bastion radical situé sur les hauteurs de Naplouse. Ils avaient cependant été vite relâchés sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux.

Le président israélien Reuven Rivlin et le Premier ministre Benjamin Netanyahou avaient dénoncé une "terrible profanation".

Avec AFP.

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