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Cameroun : double attentat-suicide meurtrier à la frontière nigériane

Un soldat camerounais déployé à  Fotokol, en février 2015. La ville du nord du Cameroun, frontalière du Nigeria, est la proie d'offensives de Boko Haram.
Un soldat camerounais déployé à Fotokol, en février 2015. La ville du nord du Cameroun, frontalière du Nigeria, est la proie d'offensives de Boko Haram. Reinnier Kaze, AFP (archive)

Au moins onze personnes ont été tuées, dimanche, dans un double attentat-suicide perpétré par des femmes kamikazes à Fotokol, ville du nord du Cameroun et frontalière du Nigeria où Boko Haram multiplie les raids et enlèvements depuis deux ans.

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Face à la terreur, les frontières sont poreuses. Depuis deux ans, Boko Haram a multiplié les raids meurtriers et les enlèvements dans l’Extrême-Nord du Cameroun. Mais il n’avait pas encore commis d’attentat-suicide de grande ampleur. C’est désormais chose faite.

Un double attentat à Fotokol, ville frontalière du Nigeria, a tué au moins onze personnes, dimanche 12 juillet. Et comme c’est souvent le cas au Nigeria, les deux kamikazes sont des femmes. Elles se sont fait exploser à quelques secondes d'intervalle, à proximité d'un camp de l'armée camerounaise, a indiqué à l’AFP une source qui dit avoir "dénombré 12 corps", dont celui d'une kamikaze.

>> À lire sur France 24 : "Femme kamikaze au Nigeria, l'arme de guerre de Boko Haram"

Dimanche en début de soirée, "nous avons entendu une forte détonation. Nous avons d'abord cru à un obus tiré depuis le Nigeria par Boko Haram, mais il s'agissait d'une femme qui s'est fait exploser (...) elle se dirigeait vers le camp du BIR (Bataillon d'intervention rapide de l'armée camerounaise)", où sont basés des soldats camerounais et tchadiens, a expliqué cette source. "Quelques instants après, une autre explosion s'est produite dans des conditions similaires à environ 50 m (de la première)", a-t-elle ajouté.

L’armée tchadienne déployée à Fotokol

Un officier de police a confirmé ce double attentat, sans toutefois être en mesure de fournir un bilan précis. Selon ce responsable, deux femmes se sont fait exploser aux environs de 19 heures locales, dans un premier temps "à l'entrée du camps des BIR", puis dans un quartier voisin "où les habitants ont l'habitude de se regrouper le soir" pour la rupture du jeûne du ramadan.

Les soldats camerounais et tchadiens, déployés à Fotokol dans le cadre de la lutte contre Boko Haram, se sont ensuite déployés aux abords de la ville, où ils "ont abattu un islamiste", selon la même source. L'armée tchadienne, qui participe en première ligne à une opération militaire régionale pour combattre le groupe islamiste nigérian, avait repris à Boko Haram Gamboru, ville voisine située de l'autre côté de la frontière, en février. Mais le groupe profite régulièrement de l'absence des forces de sécurité nigériane dans la ville pour y mener de nouvelles attaques meurtrières.

Avec AFP 

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