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Accord sur la Grèce : Tsipras affirme avoir signé le texte pour "éviter le désastre"

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, à l'issue du sommet de l'Eurozone, le 13 juillet, à Bruxelles.
Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, à l'issue du sommet de l'Eurozone, le 13 juillet, à Bruxelles. Thierry Charlier, AFP

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a affirmé ne pas croire en l'accord conclu à Bruxelles. Il demande toutefois au Parlement de voter mercredi en faveur du texte afin d'écarter définitivement le spectre d'un "Grexit".

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Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a appelé, mardi 14 juillet, la Vouli (le Parlement) à voter en faveur de l'accord conclu la veille à Bruxelles, même s'il s'agissait d'un mauvais accord imposé de force à la Grèce.

"J'assume mes responsabilités pour toute erreur que j'ai pu commettre, j'assume la responsabilité pour un texte auquel je ne crois pas mais je le signe pour éviter tout désastre au pays", a-t-il déclaré lors d'une interview à la télévision publique grecque ERT.

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Faisant valoir que les efforts budgétaires exigés par les créanciers valent mieux que de nouvelles coupes drastiques, il a souligné que la Grèce n'avait pas d'autre choix que de mener les réformes prévues pour écarter définitivement le spectre d'un "Grexit".

Fronde à l’aile gauche de Syriza

"Nous nous sommes battus pour ne pas avoir à baisser les salaires et les retraites", a insisté Alexis Tsipras, qui doit calmer la fronde de l'aile la plus à gauche de son parti, Syriza, dont plusieurs dizaines de députés pourraient voter, mercredi 15 juillet, contre le texte. "La triste vérité, c'est qu'on nous a imposé cette voie à sens unique", a-t-il ajouté.

Alexis Tsipras a par ailleurs laissé entendre que les banques du pays, fermées depuis le 29 juin, pourraient le rester encore au moins un mois. "L'ouverture des banques dépend de l'approbation de l'accord, qui aura lieu dans un mois", a-t-il constaté à la télévision publique ERT, arguant que "quand il y a un choc, il y a toujours la possibilité que les épargnants aillent retirer tout leur argent". Il a cependant espéré que "la BCE s'oriente vers la hausse de l'ELA (l'aide d'urgence qu'elle dispense aux banques grecques, NDLR), donc il y aura la possibilité de retirer plus", a-t-il estimé, alors que les retraits quotidiens sont limités à 60 euros actuellement aux distributeurs.

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Affirmant ne pas vouloir se soustraire à ses responsabilités, le chef du gouvernement grec a également rejeté l’idée d’élections législatives anticipées afin de pouvoir "essayer d'appliquer son programme politique" jusqu'au terme de son mandat, dans quatre ans.

Avec AFP et Reuters
 

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