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En images : À Téhéran, les Iraniens célèbrent un accord porteur d'espoir

Deux femmes agitent le drapeau iranien lors des célébrations de l'accord sur le nucléaire, à Téhéran, le 14 juillet 2015.
Deux femmes agitent le drapeau iranien lors des célébrations de l'accord sur le nucléaire, à Téhéran, le 14 juillet 2015. Atta Kenare, AFP

Les Iraniens sont descendus dans les rues de Téhéran, mardi soir, pour célébrer l'accord historique sur le nucléaire iranien qui prévoit la levée des sanctions économiques. L'espoir d'une vie meilleure pour toute une population.

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Concert de klaxons, V de la victoire, danses improvisées. Mardi, les Iraniens sont descendus dans les rues de Téhéran pour célébrer l’accord historique sur le nucléaire, synonyme pour eux d’optimisme et d’espoir. D'abord, de petites célébrations après la conférence de presse finale des négociations de Vienne, retransmise en direct à la télévision d’État comme - chose impensable la veille encore  -  le discours du président américain Barack Obama. Puis les festivités ont gagné en intensité dans la soirée. Peu après la rupture du jeûne du ramadan, des centaines de personnes ont commencé à se rassembler sur la plus longue avenue de Téhéran, Valiye Asr.

"Ici, il y a de la joie et beaucoup d’optimisme. Car pour les Iraniens, cet accord est synonyme d’une vie meilleure, de la fin de sanctions, de la fin de l’inflation car les prix ont flambé depuis quelques années. Le prix du pain a triplé en moins d’un an", rappelle Mariam Pirzadeh, correspondante de France 24 à Téhéran.

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Rêves d’une vie moins chère

L'Iran et les grandes puissances sont parvenus à finaliser, mardi, un accord sur le nucléaire iranien, un dossier qui empoisonne les relations internationales depuis douze ans. Cet accord rend quasi impossible la construction d'une bombe atomique par Téhéran pendant plusieurs années, en échange d'une levée progressive et réversible à partir du premier semestre 2016 des sanctions internationales qui étouffent l'économie iranienne.

>> À lire sur France 24 : "Nucléaire iranien - retour sur 13 ans de crise"

"Chacun se met à rêver d’une vie plus facile et moins chère. Un jeune homme me confiait qu’il allait enfin pouvoir s’acheter une voiture étrangère et qu’avec la fin des sanctions, il pourrait enfin trouver les pièces détachées en cas d’accident", poursuit Mariam Pirzadeh.

L'Iran, pays de plus de 77 millions d'habitants, a subi de plein fouet l’effet des sanctions, notamment ces trois dernières années, depuis que Téhéran n’a plus accès au système bancaire international. Alors, quand leur président Hassan Rohani a salué "la fin des actes de tyrannie contre notre pays et le début de la coopération avec le monde", ils ont laissé éclater leur joie.

À Téhéran, la population célèbre dans la rue l'accord sur le nucléaire

L’Iran "n’a pas été humilié"

Même si les conservateurs, qui contrôlent l’appareil sécuritaire, sont loin de partager cet enthousiasme, la police a indiqué qu’elle n’empêcherait pas les Iraniens de faire la fête tant que les lois et la morale religieuse sont respectées.

L’ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême de la République islamique, qui s’était livré ce week-end à une violente charge contre les États-Unis. Après avoir soutenu du bout des lèvres les négociations, il ne s’est toujours pas exprimé sur l’accord. En revanche, les dirigeants réformistes, marginalisés depuis la répression de la "révolution verte" de 2009, ont fait part de leur satisfaction.

"L’important, à mes yeux, c’est que l’Iran ait réussi à s’entendre avec le reste du monde, et qu’il n’ait pas été humilié", a déclaré à Reuters Abbas Abdi, qui avait été de ceux qui, en 1979, avaient attaqué l’ambassade des États-Unis à Téhéran, prenant 52 diplomates en otages pendant 444 jours, mais qui a depuis rejoint le camp réformateur.

Chez certains, la prudence reste cependant de mise tant que les sanctions n’ont pas été levées et, surtout, disent-ils, que cela ne se traduit pas de manière réellement positive sur la vie des Iraniens. "On dirait qu’on a gagné la Coupe du monde mais ce n’est pas ce que je ressens", a expliqué Nassim, un graphiste qui peine à joindre les deux bouts. "Les rues de Téhéran sont pleines de voitures hors de prix. C’est ça l’effet des sanctions. Ceux qui avaient de l’argent se sont enrichis et les pauvres sont restés pauvres et le resteront."

Avec AFP et REUTERS

 

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