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Nucléaire iranien : un accord historique en phase de finalisation

Le ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius et son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier, à Vienne le 13 juillet.
Le ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius et son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier, à Vienne le 13 juillet. Joe Klamar, AFP

Après 17 jours de tractations intenses, l'Iran et les grandes puissances sont sur le point d'accoucher d'un accord historique sur le nucléaire iranien. Le texte devrait prévoir un accès aux sites iraniens suspects pour les inspecteurs de l’ONU.

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Encore quelques heures... Mardi 14 juillet, l’Iran et les six grandes puissances (États-Unis, Allemagne, Russie, Chine, France, Royaume-Uni), étaient en train de finaliser le texte final et historique sur le nucléaire iranien, à en croire de nombreuses sources diplomatiques. Sur Twitter, le ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius a fait état, à 7h du matin, mardi 14 juillet, d’une "réunion ministérielle importante" au palais Coburg.

Autre indice montrant qu'un épilogue est en vue : le ministre iranien de l'Intérieur a demandé aux autorités locales de se préparer à des scènes de liesse dans les rues, la population espérant qu'en cas d'accord, la levée des sanctions internationales permettra une amélioration de ses conditions de vie.

S'ils ont "fait de réels progrès", il reste "des points de désaccord qui ne sont pas résolus", a déclaré dans la soirée de lundi Josh Earnest, le porte-parole de Barack Obama. Officiellement donc, encore un peu patience… Mais depuis deux jours, tous les acteurs de ce sommet viennois l’assurent : l’accord est quasi bouclé – "à 98%", a confié un diplomate – et Pékin, las d’éterniser les discussions, a appelé lundi à mettre un terme aux tergiversations.

Alors, que contient le fameux accord ? Selon une source diplomatique, le texte prévoit un accès aux sites iraniens suspects, y compris militaires, aux inspecteurs de l’ONU. L’un des buts des grandes puissances a toujours été d’avoir un droit de regard accru sur le programme nucléaire iranien en échange d’une levée des sanctions qui visent le pays depuis 2003.

L'épineuse question de la levée de l'embargo sur les armes

La semaine passée, un autre point de friction a porté sur cette levée immédiate des sanctions. L’Iran réclame par exemple la levée de l’embargo sur les armes et sur son programme de missiles balistiques. Les Occidentaux répugnent à laisser l'Iran acheter et vendre des armes librement. Ils craignent que cela ne permette à Téhéran d'accroître son soutien militaire aux milices chiites en Irak, aux Houthis au Yémen et au président syrien Bachar al-Assad.

Les autres pierres d'achoppement concernent les clauses permettant le rétablissement des sanctions si l'Iran ne respecte pas l'accord, le rythme de la levée des sanctions ou encore l’accès aux fameux sites militaires suspects.

Téhéran et les grandes puissances tentent de refermer un dossier qui empoisonne les relations internationales depuis plus de douze ans. L'Iran est soupçonné d'avoir mis en œuvre, jusqu'en 2003 et peut-être au delà, un programme nucléaire militaire sous couvert d'activités civiles, ce qu'il a toujours nié. Depuis une dizaine d'années, les États-Unis, l'Union européenne et l'ONU imposent des sanctions à la République islamique pour la forcer à négocier

Les voisins de l'Iran, notamment Israël et les puissances sunnites, s'opposent à un accord qui ouvre la voie à une normalisation pour Téhéran sur la scène internationale. Même en cas d'amélioration de dernière minute, l'accord sera "mauvais", a prévenu lundi le ministre israélien de la Défense, Moshe Yaalon, évoquant le risque d'une "course aux armements nucléaires" dans la région.

Avec AFP et Reuters
 

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