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Vidéo : retour au Niger, six mois après les émeutes anti-Charlie

France 24

Au Niger, en janvier, des émeutes anti "Charlie Hebdo" avaient endeuillé le pays, dégénérant en attaques contre les chrétiens. Six mois plus tard, cette communauté reste traumatisée à Zinder.

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Au Niger, en janvier, la ville de Zinder, dans le sud du pays, avait été le théâtre de manifestations, après la publication par "Charlie Hebdo", en une de son premier numéro post-attentat, d'une caricature du prophète Mahomet. Durant ces émeutes, la majorité des églises et écoles chrétiennes avaient été détruites.

Six mois après ces violences, l’église protestante de la ville est toujours en ruines. Au sol, il ne reste plus que quelques traces de livres de prières et sur les murs une croix a été tracée avec un morceau de bois brûlé. Avant l’attaque, environ 150 fidèles se rassemblaient ici tous les dimanches. Les membres de cette communauté, privés de lieu de culte, estiment qu’ils ont besoin de plus de fonds pour commencer la reconstruction.

Mahmadou Dola est le gardien de l'église. Le 16 janvier 2015, des manifestants opposés aux caricatures de Mahomet lui ont volé tous ses biens, mais il est resté fidèle au poste. "Je suis chez moi ici, Je suis Nigérien, je n'ai pas d'autre pays où aller. De toute façon je n'ai pas peur, car je crois en Jésus. Il va me protéger", affirme-t-il.

"On est inquiets"

Dans une mission catholique d'un autre quartier de la ville, les prêtres et les religieuses ont quitté les lieux. L'autel a été profané et les tableaux noirs sont couverts d'insultes contre la France et l'hebdomadaire "Charlie Hebdo". Dans une autre école catholique de Zinder, Fortune, la directrice, protège son établissement tant bien que mal. "On a été traumatisés par ces événements et on est inquiets. On ne sait pas ce qui va se passer. Est-ce que, quand il y aura encore des caricatures, la même chose va se répéter? Ce sont ces questions que nous sommes en train de nous poser", explique cette femme.

A Zinder, les chrétiens représentent à peine 1 % de la population de la ville. Ceux qui vivent encore ici estiment qu'il faudra au moins plusieurs mois avant de rouvrir les églises et les écoles chrétiennes.

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