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Le gouvernement yéménite reprend pied dans la ville d’Aden partiellement libérée

Le vice-président Khaled Bahah, le 17 mai 2015, lors des pourparlers à Riyad.
Le vice-président Khaled Bahah, le 17 mai 2015, lors des pourparlers à Riyad. Fayez Nureldine, AFP

Des ministres du gouvernement yéménite en exil ont regagné, vendredi, le territoire national à Aden après l’annonce de la libération de la cité portuaire par le vice-président Khaled Bahah.

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C’est le premier signe concret d’un regain de contrôle des autorités du Yémen sur leur territoire : vendredi 17 juillet, le gouvernement en exil a annoncé depuis l’Arabie saoudite la reprise de la ville portuaire d’Aden, accès stratégique au sud du pays.

Le vice-président Khaled Bahah s’est chargé d’annoncer la nouvelle sur sa page Facebook officielle : "Nous félicitons le peuple d'Aden et de la République du Yémen dans son ensemble pour les résultats obtenus ces deux derniers jours (...). Le gouvernement annonce la libération de la province d'Aden."

Pour l’exécutif déraciné, il s’agit d’une victoire importante. D’abord forcés de fuir la capitale Sanaa pour se rendre à Aden, fin février, sous la menace des rebelles houthis, les membres du gouvernement ont ensuite dû se réfugier en Arabie saoudite lorsque ces mêmes rebelles ont commencé à les assiéger. Désormais, les ministres peuvent faire leur retour.

Leur arrivée, annoncée mercredi 15 juillet comme imminente par le porte-parole du gouvernement en exil Rajeh Badi, a finalement eu lieu deux jours plus tard. Les ministres de l'Intérieur Abdo al-Houdaithi et du Transport Badr Baslameh et le vice-ministre de la Santé Nasser Baoum, accompagnés de membres des services de renseignement, ont donc commencé à préparer l’arrivée du reste de l’équipe, en évaluant "la situation et l'ampleur des destructions", a indiqué le porte-parole.

Affrontements sporadiques

Si le port est censé être sous contrôle, des habitants et des combattants locaux rapportent que des affrontements se poursuivent dans le quartier de Taouahi, dans l'ouest de la ville, pour déloger les miliciens houthis de l'un de leurs derniers bastions. Parmi ceux-ci, 71 se sont rendus, selon un haut gradé des forces loyalistes, le général Abdallah al-Soubeih.

Les Houthis, chiites originaires du nord du Yémen, ont pris la capitale Sanaa en septembre dernier et ont ensuite poursuivi leur offensive vers le sud, entraînant une réaction de l'Arabie saoudite voisine, qui a lancé sa campagne de raids aériens en mars dernier. Combats et bombardements ont fait plus de 3 500 morts, selon les Nations unies, tandis que des millions de Yéménites sont affectés par l'embargo imposé par la coalition arabe.

Le vice-président Khaled Bahah affirme enfin sur Facebook que le contrôle du port d’Aden permettra de réceptionner les secours pour le reste du pays. Selon les membres de la communauté humanitaire au Yémen, soutenus par l’ONU, 21 millions de Yéménites ont besoin d’assistance. Le Secrétaire général adjoint de l'ONU aux affaires humanitaires, Stephen O'Brien, a ainsi déclaré mercredi 15 juillet : "Je suis encore plus profondément préoccupé qu'avant par la situation humanitaire catastrophique au Yémen."

Avec AFP

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