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MALI

Vidéo : une nouvelle vie pour les mausolées de Tombouctou, au Mali

La directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, s’est rendue à Tombouctou pour féliciter le travail de reconstruction des mausolées classés au patrimoine mondial.
La directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, s’est rendue à Tombouctou pour féliciter le travail de reconstruction des mausolées classés au patrimoine mondial. Capture d'écran France 24
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Les travaux de reconstruction des mausolées de Tombouctou se sont enfin achevés. Ces monuments classés au patrimoine mondial de l’Unesco avaient été détruits par des groupes jihadistes au cours de l’occupation du nord du Mali en 2012.

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Une nouvelle vie commence pour les mausolées de Tombouctou au Mali avec la fin d’un long chantier de reconstruction. Ces monuments classés au patrimoine mondial de l’Unesco avaient été endommagés par des groupes armés jihadistes au cours de l’occupation du nord du Mali en 2012. Leur renaissance était une promesse de la directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, qui s’est rendue sur place, samedi 18 juillet, pour saluer le travail des artisans.

"Je suis très émue. Parce que j'ai vu les destructions, j'ai vu combien les communautés locales tenaient à ces mausolées. Cela fait partie de leur histoire, cela fait partie de leur identité. Aujourd'hui, nous sommes très fiers. Cela fait partie de notre travail d'accompagnement à la paix et au développement", a déclaré Irina Bokova à François Rihouay, envoyé spécial de France 24 à Tombouctou.

Le reporter a rencontré le maître d'œuvre et artisan principal de cette reconstruction, Alassane Hasseye, un fils et petit-fils de maçons. L’artisan malien a dirigé les ouvriers de ce chantier unique. "Nous avons mélangé les défis techniques : la maçonnerie moderne et la maçonnerie apprise par nos ancêtres", a-t-il expliqué au journaliste. "Nous sommes très contents que les architectes soient venus ici. Nous avons appris, et eux aussi ils ont appris."

Le programme de réhabilitation coûte cher

Près de 500 000 dollars ont été investis dans cette opération, ce qui ne représente qu’une petite part d'un projet bien plus vaste de sauvegarde du patrimoine malien. Outre la réhabilitation de ces 14 tombeaux sacrés, reste la reconstruction du monument Al-Farouk, symbole de l’indépendance, mais aussi des mosquées, également détruites à Tombouctou par les islamistes en 2012.

Autre patrimoine précieux à sauver, les manuscrits de la grande bibliothèque de Tombouctou, dont une partie - 350 000 ouvrages - a pu être mis à l’abri à Bamako. Gao est également concernée. Dans cette autre ville du nord du Mali, d’après le chef du bureau de l'Unesco à Bamako, Lazare Eloundou, le tombeau des Askia, classé au patrimoine mondial, sera lui aussi réhabilité. Pour Lazare Eloundou, il y a également un travail important à effectuer sur "le patrimoine immatériel et sur les musées". Selon lui, ce vaste programme se chiffrerait à 11 millions de dollars sur 4 ans.

Pour parvenir à réaliser ces projets au Mali, l’Unesco doit encore mobiliser ses bailleurs, car plus de 8 millions de dollars manquent à l'appel.
 

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