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Tunisie : Nicolas Sarkozy en visite au pays du "seul Printemps arabe réussi"

Le président tunisien Béji Caïd Essebsi accueille le chef du parti français les Républicains Nicolas Sarkozy, dans son palais présidentiel de Carthage, le 20 juillet 2015.
Le président tunisien Béji Caïd Essebsi accueille le chef du parti français les Républicains Nicolas Sarkozy, dans son palais présidentiel de Carthage, le 20 juillet 2015. Fethi Belaid, AFP

Nicolas Sarkozy s'est rendu à Tunis lundi pour dialoguer avec le président Béji Caïd Essebsi, rendre hommage aux victimes de l'attentat du Bardo et soutenir le pays au "seul Printemps arabe réussi" face au terrorisme.

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Après le fiasco de la communication du parti Les Républicains lors du dénouement de la crise grecque, Nicolas Sarkozy s’offre une nouvelle chance d’exister à l’international. Le voilà en Tunisie pour une visite de 36 heures commencée lundi 20 juillet. Objectif : appuyer "le combat pour la civilisation contre la barbarie" dans un pays frappé par deux sanglants attentats jihadistes.

L’ancien président, reçu dans la matinée par le président tunisien Béji Caïd Essebsi, s’est rendu au musée du Bardo pour y déposer une gerbe et rendre hommage aux victimes de l'attaque sanglante du 18 mars, au cours de laquelle 21 touristes étrangers et un policier tunisien ont trouvé la mort. "La Tunisie vit des heures très difficiles. Les amis de la Tunisie doivent être ici quand ça va bien ou quand ça va moins bien."

Cette attaque a en effet été suivie trois mois plus tard, le 26 juin, d’une autre dans hôtel à Sousse, où 38 touristes sont morts. Les deux attentats ont été revendiqués par le groupe État islamique (EI).

"Un combat au-delà de la Tunisie"

Le chef du parti Les Républicains a aussi souhaité délivrer un message plus général. "La deuxième raison de ce voyage, c'est que les Tunisiens ne mènent pas simplement un combat pour la Tunisie (...). C'est un combat qui va au-delà de la seule Tunisie. C'est un combat pour la civilisation contre la barbarie [car] c'est bien de ça dont il s'agit, la guerre à la civilisation, à la culture, à la démocratie réussie, à la transition entre un régime de dictature et la démocratie. C'est ça qui est en cause", a-t-il dénoncé.

La Tunisie fait face, depuis la révolution qui a mis fin à la dictature de Zine El Abidine Ben Ali en janvier 2011, à une progression de la mouvance jihadiste, qui a tué plusieurs dizaines de policiers et de militaires ainsi que des touristes étrangers. Un fléau pour la filière touristique du pays, dont la fréquentation a déjà diminué de 57,7 % du 1er au 10 juillet par rapport à la même période l’année dernière.

Nicolas Sarkozy, alors qu'il était président, a été vivement critiqué et accusé d'avoir soutenu jusqu'au bout le régime de Ben Ali, renversé malgré la répression de manifestations en décembre 2010 et janvier 2011. Il est aussi critiqué pour son rôle dans le déclenchement de l'opération internationale qui a mené à la chute du colonel Mouammar Kadhafi en 2011. La Libye a depuis sombré dans le chaos et la frontière de 500 kilomètres qu'elle partage avec la Tunisie permet à de nombreux Tunisiens de d'entraîner et se fournir en armes sur le sol libyen.

Avec AFP

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